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	<title>Inspirant</title>
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	<description>Comprendre l’écologie et la société à travers des récits inspirants</description>
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		<title>Jardinage écologique : 10 idées à tester en ce  printemps 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que règne la cacophonie et qu&#8217;on se demande où va l&#8217;humanité, nous vous proposons de vous réfugier dans votre arrière-cour : jardins, terrasses et balcons sont autant de petites [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/jardinage-ecologique-10-idees-a-tester-en-ce-printemps-2025/">Jardinage écologique : 10 idées à tester en ce  printemps 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que règne la cacophonie et qu&#8217;on se demande où va l&#8217;humanité, nous vous proposons de vous réfugier dans votre arrière-cour : jardins, terrasses et balcons sont autant de petites oasis où l&#8217;on peut retrouver un peu de repos, de sens et d&#8217;inspiration. Retrouvez à travers 10 articles à (re)lire des idées pour créer chez soi un jardin écologique et se connecter à l&#8217;essentiel : le vivant qui nous entoure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1.  Arrêter de passer la tondeuse : chiche ?</strong></h3>



<p>Vous aviez été très nombreux à relayer l&#8217;appel du paysagiste Éric Lenoir à remiser la tondeuse au garage. Était-ce du à l&#8217;ambiance si particulière du premier confinement, à cette envie soudaine de savourer un silence aussi inhabituel que jubilatoire&#8230; Même 20Minutes, l&#8217;un des premiers sites d&#8217;actualité en France, <a href="https://www.20minutes.fr/planete/2791171-20200603-mollo-tondeuse-appel-davantage-nature-jardins" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s&#8217;en était fait l&#8217;écho</a>. Nous vous repartageons ce témoignage qui 5 ans après, reste plus que jamais d&#8217;actualité. Car si tous les détenteurs de jardins privés en France &#8211; environ 15 millions &#8211; s&#8217;inspiraient de la vision du concepteur du Jardin Punk, la vie foisonnerait partout et on aurait solutionné en partie l&#8217;effondrement de la biodiversité. Sans rien perdre en beauté. Ce serait même tout l&#8217;inverse. Mais cela s&#8217;apprend ! Ça commence ici 👉 <a href="https://leterrien.fr/consternant/tondre-herbe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tondeuse-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2704328" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tondeuse-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tondeuse-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tondeuse-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tondeuse.jpg 1300w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au château de Cormatin en Saône-et-Loire, des espaces sont laissés en liberté pour le plus grand bonheur des insectes et oiseaux. Et c&#8217;est splendide !</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>2. Pourquoi il ne faut pas (systématiquement) élaguer</strong> les arbres</h3>



<p>En ville comme dans les jardins, les arbres sont encore trop souvent élagués, pour ne pas dire ratiboisés juste pour &#8220;faire propre&#8221;. Sans que cela soit justifié par un quelconque besoin, en dehors d&#8217;une démarche esthétique qui peut questionner. Si vous vous apprêtez vous aussi à dégainer la tronçonneuse, prenez d&#8217;abord un instant pour lire cette interview éclairante de Vincent Jeanne, président de la Société Française d&#8217;Arboriculture, association regroupant 450 professionnels spécialisés dans la gestion des patrimoines arborés. 👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/arbres-en-ville-et-ailleurs-pourquoi-il-faut-les-laisser-tranquilles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-Cormatin-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2704339" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-Cormatin-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-Cormatin-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-Cormatin-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-Cormatin.jpg 1300w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Même mort, un arbre continue de jouer un rôle clé, offrant le gîte et le couvert à un riche écosystème. Au château de Cormatin, ce vieux chêne dépérissant multicentenaire trône toujours au beau milieu du parc. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>3. S’émerveiller du vivant</strong></h3>



<p>« <em>Je dois vous avouer que je consacre désormais mon énergie à mon écriture, à mon jardin et à ma famille… (&#8230;) je suis passé dans mon arrière-boutique.</em> » Voilà l&#8217;aveu d&#8217;un célèbre écrivain recueilli récemment par Le Terrien. Dans les temps troublés que nous traversons, on a envie de vous dire la même chose : prenez le temps de vous retirer dans votre arrière boutique si vous avez la chance d&#8217;avoir un petit bout de jardin. Même sur une terrasse ou un balcon on peut se ressourcer en observant la nature. </p>



<p>Pour puiser un peu d&#8217;aspiration avant de vous lancer dans votre session de jardinage écologique, relisez cette interview de Béatrice et Gilbert Cochet, auteurs de l&#8217;Europe réensauvagée 👉 <a href="https://leterrien.fr/focus/laisser-faire-la-nature-pour-sortir-de-limpasse-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-pubescent-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705009" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-pubescent-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-pubescent-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-pubescent-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2025/04/Chene-pubescent.jpg 1350w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des glands issus de chênes pubescents glanés dans une forêt du Luberon germent dans des pots où ils grandiront un peu avant d&#8217;être mis en pleine terre&#8230;</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>4. Suivre un stage en permaculture</strong></h3>



<p>« <em>Si ma première approche de la permaculture s’est faite avec le potager, j’ai vite compris que cela allait bien au-delà. En effet, la permaculture est une éthique qui implique de prendre soin des hommes et de la terre, produire et partager équitablement les ressources. Cela signifie s’intéresser à l’(éco)habitat, à l’eau, à la terre, aux plantes, à l’énergie, à la gestion des déchets, aux hommes… mais surtout à la relation entre tous ces éléments. C’est ce qu’a théorisé Bill Mollison, considéré comme le père fondateur de la permaculture, lorsqu’il a donné son premier cours de design en permaculture en 1981, repris depuis dans tous les stages estampillés &#8220;permaculture et design&#8221; comme celui que j’ai suivi. </em>»</p>



<p>Une citadine nous raconte son premier stage immersif en permaculture.   👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/la-permaculture-ca-rend-heureux-une-novice-raconte-son-stage/#_ftn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-555779" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1280x853.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-980x653.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779.jpg 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aujourd’hui établie à Zurich, Anne-Laure Felix est une citadine dans l’âme, ayant grandi à Toulouse avant de monter à Paris pour y travailler dans la finance.&nbsp;</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>5. Préserver le sol&#8230; et le comprendre </strong></h3>



<p>« <em>Cul terreux, s’enterrer quelque part… Une des raisons pour lesquelles on parle souvent du sol de façon négative est peut-être qu’on y met nos déchets et nos cadavres, mais il faut changer cela car comme j’ai voulu le résumer dans mon livre, le sol est quelque chose qui pèse démesurément sur ce qui nous entoure, ce n’est rien de moins que le monde tel que nous le connaissons. Donc non, ça n’est pas sale. D’ailleurs si vous mourriez de faim je vous conseillerais de manger le sol plutôt que la première plante venue&nbsp;!</em> »</p>



<p>Dans cet entretien, Marc-André Selosse nous invite à prendre soin de ce qui pourrait sauver l&#8217;humanité des crises écologiques 👉 <a href="https://leterrien.fr/focus/le-sol-potentiel-sauveur-ou-fossoyeur-de-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-329127" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-1280x854.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-980x654.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1-480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2022/02/MA-Selosse-1.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marc-André Selosse est spécialiste de la microbiologie des sols et professeur au Muséum national d’histoire naturelle à Paris. Il se mobilise pour alerter le grand public sur l&#8217;urgence à préserver les sols agricoles.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>6. S&#8217;immerger dans un joli (petit) jardin urbain</strong></h3>



<p>Les habitués s’y recueillent volontiers en début de matinée, quand le silence et la fraîcheur enveloppent ce petit Eden logé dans une enclave du Jardin des Plantes à Paris. Si on vous y emmenait les yeux bandés, vous ne croiriez pas que cet écrin de nature sauvage se situe à quelques pas de la gare d’Austerlitz et des quais congestionnés. 👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/un-jardin-alpin-au-coeur-de-paris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-183231" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-1024x768.jpeg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-300x225.jpeg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-768x576.jpeg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-610x458.jpeg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-510x382.jpeg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-1080x810.jpeg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-1280x960.jpeg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-980x735.jpeg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1-480x360.jpeg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/06/Photo-4-1.jpeg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un spectaculaire charme pleureur &#8211; Jardin des Plantes à Paris.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>7. Comprendre la philosophie derrière les mini-forêts</strong> urbaines</h3>



<p>C’est un fait, les forêts sont nos alliées face au changement climatique. Captation et stockage du carbone, régulation du climat, renouvellement des ressources hydriques, réserve de biodiversité… Les fonctions qu’elles jouent sont multiples, complexes et vitales pour l’ensemble des écosystèmes dont nous dépendons. Sans forêts et sans océans préservés – véritables organes vitaux de la biosphère – pas de vie telle que nous la connaissons. </p>



<p>À Paris, elles poussent même en bordure du périphérique. 👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/le-boom-des-mini-forets-urbaines/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="563" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre.jpg" alt="" class="wp-image-163664" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre.jpg 1000w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre-300x169.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre-768x432.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre-610x343.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre-980x552.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2021/03/Nanterre-480x270.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une mini-forêt plantée à Nanterre selon la méthode Miyawaki.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">8. Créer un mini-potager&#8230; sur 15 m2 !</h3>



<p>À 7 ans, Arthur découvre le jardinage aux côtés d’Alphonse, son voisin de 78 ans. Une passion est née — et elle ne cessera plus de grandir. L&#8217;histoire de ce jeune belge pourrait inspirer un joli film. Et vous donner quelques idées pour votre jardin. 👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/arthur-et-le-mini-potager/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-27646" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1-1080x810.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/ARTHUR-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">9. <strong>L’art de cultiver avec les arbres : voyage initiatique en agroforesterie</strong></h3>



<p>Lucie Maurel est étudiante ingénieure agronome à Montpellier SupAgro, elle nous explique en quoi consiste l’agroforesterie, cette technique agricole millénaire qui consiste à associer les arbres et les cultures. La jeune femme a parcouru l’Amérique latine à la découverte de l’agriculture traditionnelle chez les peuples autochtones, elle réside actuellement chez Steven Werner, «&nbsp;expérimentateur&nbsp;» agricole en agroforesterie dans le Tarn. 👉 <a href="https://leterrien.fr/focus/lart-de-cultiver-avec-les-arbres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-41593" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4-1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/05/LUCIE-MAUREL4.jpg 1350w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>10. Créer une mini-ferme à la maison</strong></h3>



<p>Vous pouvez créer dans un coin de votre jardin une mini-ferme qui restitue un peu de cette ambiance inspirante et apaisante, un petit espace qui conjugue préservation du vivant et autoproduction. Car la bonne nouvelle, c&#8217;est que tout ce qui est décrit ici nécessite peu d’espace. 100 mètres carrés tout au plus. Un rêve accessible pour quiconque possède un jardin. Puisez un peu d&#8217;inspiration dans cet article et sa galerie de photos. Et lancez-vous ! 👉 <a href="https://leterrien.fr/inspirant/les-poules-alliees-du-potager/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article</a></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705528" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705528" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-3-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-3-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-3-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-3.jpg 1350w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un autre poulailler plus rustique.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705527" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705527" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-2-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-2-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-2-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-et-poulailler-2.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Non loin du poulailler, les carrés potagers où l&#8217;on réemploie la litière des poules.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705526" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-poulailler-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705526" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-poulailler-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-poulailler-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-poulailler-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poules-poulailler.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pendant la journée, les poules gambadent en extérieur, et le soir venu elles rentrent seules au poulailler. La porte automatique se ferme automatiquement à la nuit tombée.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705525" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-16-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705525" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-16-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-16-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-16-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-16.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un poulailler surélevé, au sein d&#8217;un parcours délimité par une ganivelle. Ou comment associer confort des poules et esthétisme.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="987" data-id="2705520" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-10-1024x987.jpg" alt="" class="wp-image-2705520" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-10-1024x987.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-10-300x289.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-10-768x740.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-10.jpg 1100w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Récolter les oeufs de ses poules, c&#8217;est tout simplement génial.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705519" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-9-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705519" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-9-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-9-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-9-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-9.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pourquoi pas installer quelques ruches pour récolter son propre miel ?</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705524" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-14-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705524" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-14-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-14-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-14-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-14.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pour les ruches aussi, la ganivelle en bois de châtaignier délimite l&#8217;espace tout en offrant une certaine esthétique.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705521" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-11-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705521" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-11-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-11-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-11-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-11.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jardin en permaculture avec ses cultures sur buttes caractéristiques.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="2705522" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-12-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2705522" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-12-768x1024.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-12-225x300.jpg 225w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-12.jpg 950w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Non loin, les poules dans leur parcours.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="2705523" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-13-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2705523" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-13-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-13-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-13-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-13.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">On peut aussi privilégier les bacs en géotextile qui gardent bien la fraîcheur et l&#8217;humidité en été. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="1000" data-id="2705518" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-8.jpg" alt="" class="wp-image-2705518" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-8.jpg 1000w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-8-300x300.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-8-150x150.jpg 150w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Poulailler-8-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans ce bac en bois d&#8217;acacias de 1m/1m, on peut cultiver ensemble tomates, courgettes, poivrons et aubergines.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" data-id="2705676" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Lapins-Argentes-de-Champagne-1024x680.jpg" alt="" class="wp-image-2705676" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Lapins-Argentes-de-Champagne-1024x680.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Lapins-Argentes-de-Champagne-300x199.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Lapins-Argentes-de-Champagne-768x510.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2020/02/Lapins-Argentes-de-Champagne.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lapins Argentés de Champagne. Autrefois race de ferme répandue, ils sont devenus une rareté ! Vous pourrez peut-être en trouver chez des éleveurs amateurs passionnés</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/jardinage-ecologique-10-idees-a-tester-en-ce-printemps-2025/">Jardinage écologique : 10 idées à tester en ce  printemps 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Pépinières de l’Ambre, propriété du groupe Edmond de Rothschild Heritage, on cultive la résilience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 07:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il est un métier qui se trouve en première ligne face au changement climatique, obligé de s’adapter mais surtout de se projeter dans le climat futur – à l’échelle de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>S’il est un métier qui se trouve en première ligne face au changement climatique, obligé de s’adapter mais surtout de se projeter dans le climat futur – à l’échelle de la vie d’une plante en l’occurrence – c’est bien celui de pépiniériste. Justement, aux Pépinières de l’Ambre, situées en Isère, on s’attèle depuis 1976 à proposer des essences remarquables sélectionnées principalement en France, avec une réflexion sur le temps long. Acquise en 2008 par Edmond de Rothschild Heritage – la branche Art de Vivre du groupe Edmond de Rothschild – l’exploitation cultive sur 50 hectares plusieurs centaines de variétés ornementales destinées à des parcs et jardins d’exception, comme le jardin des Tuileries, le Four Seasons Hotel à Megève ou encore le Jardin Japonais d’Aix-en-Provence, ainsi que les propriétés de la famille Edmond de Rothschild.</p>



<p>Mathieu Brochier, directeur de l’exploitation, nous en dit plus sur une tradition d’excellence qui, déclinée au jardin, apparaît très en phase avec les enjeux écologiques.</p>



<p><strong>&#8211; Qu’est-ce qui a motivé le groupe Edmond de Rothschild Heritage à intégrer les Pépinières de l’Ambre ?</strong></p>



<p>C’est d’abord une aventure humaine, l’histoire d’une relation de confiance tissée entre le propriétaire des Pépinières de l’Ambre et le jardinier de la famille Edmond de Rothschild. Benjamin et Ariane de Rothschild vouant une passion au végétal et plus largement à la nature, ils ont été séduits par un savoir-faire rare – la maîtrise de la taille des pins en nuage, élevée ici au rang d’art*. Dans la mesure où ils souhaitaient pouvoir proposer des végétaux d’exception à des clients passionnés et au groupe, cette activité avait vocation à être intégrée.</p>



<p><strong>&#8211; La question du changement climatique est-elle au cœur de vos réflexions ?</strong></p>



<p>Bien sûr, et plus globalement les enjeux environnementaux, c’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à engager une certification Agriculture Biologique – qui sera effective dès février 2025 – traduite par la suppression des produits phytosanitaires et désherbants chimiques, dans l’intérêt de la santé des plantes. Une démarche peu commune en arboriculture d’agrément, puisqu’à ma connaissance nous ne sommes que deux exploitations en France à être certifiées «&nbsp;AB&nbsp;». Ensuite, concernant la production végétale, nous sélectionnons en amont des essences à même de résister au changement climatique et nous avons parallèlement fait le choix d’arrêter certaines variétés trop fragiles ou fréquemment malades comme le platane, le frêne ou le châtaignier. Nous préférons mettre en valeur des essences qui évoluent à l’état naturel comme les érables champêtres ou les aubépines, dans l’idée de développer la flore locale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1742060" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-1280x854.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-980x654.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original-480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/DSC_4870-Original.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><span style="text-decoration: underline;">Mélèze taillé en nuage. Hôtel Four Seasons, Mégève.</span></em></figcaption></figure>



<p><strong>&#8211; La flore locale est toutefois amenée à évoluer, avec le changement climatique…</strong></p>



<p>Absolument et la tendance à laquelle nous assistons, déjà très nettement, est une remontée de la strate méditerranéenne qui a dépassé le stade de la région Rhône Alpes. Ainsi on retrouve le chêne vert, une plante typiquement méditerranéenne, jusqu’en région parisienne, voire en Bretagne et en Normandie. Quelque chose qui était totalement compromis il y a 10 ou 20 ans, mais qui devient possible aujourd’hui avec la disparition des forts coups de gel sur de longues périodes. En effet, les épisodes de gel brefs sur 24h sont moins problématiques pour les arbres que les épisodes de longue durée ou les fortes amplitudes thermiques, comme par exemple passer de -9° le matin à +20° l’après-midi, pendant plusieurs jours d’affilée, en pleine période de débourrement.</p>



<p><strong>&#8211; Avez-vous vu la demande de vos clients évoluer dans ce nouveau contexte climatique&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui et le travail de prescription se fait beaucoup en amont par les paysagistes et autres concepteurs de jardins. Nous jouons également un rôle essentiel de sentinelle, étant, en amont de la chaîne de valeur, aux premières loges pour constater que certaines espèces sont désormais trop sensibles aux grosses chaleurs et aux sécheresses. Je précise que notre zone d’intervention couvre principalement la Savoie, la Haute-Savoie, le reste de la région Rhône-Alpes, la Suisse et enfin plus ponctuellement la région parisienne. Nos clients sont essentiellement des paysagistes qui plantent pour des particuliers, notamment autour du lac d’Annecy ou du lac de Genève, mais nous travaillons également en direct avec des collectivités qui viennent se fournir chez nous.</p>



<p><strong>&#8211; Autrefois les collectivités ont planté beaucoup de platanes, en particulier dans le sud de la France. Qu’en est-il de ces platanes, justement ?</strong></p>



<p>Les platanes ont beaucoup souffert avec le chancre coloré, une maladie importée des Etats-Unis lors du débarquement de Provence en 1944, qui s’est d’abord déclarée le long du canal du Midi et dont la propagation a été favorisée par l’eau. Les arbres isolés semblent pour l’instant relativement épargnés, ce qui doit inciter à repenser ces alignements mono-spécifiques propices à la propagation de pathogènes. En attendant, il est clair que le platane est beaucoup moins demandé qu’il y a quelques années et ici aux Pépinières de l’Ambre, nous n’en proposons plus.</p>



<p>La mode revient plutôt sur des essences robustes comme l’érable champêtre, le chêne d’Amérique – notamment en reforestation – le chêne vert et le chêne liège qui se révèlent très résistants au nouveau climat, de même que le lilas des Indes. Autant de variétés qui se plantaient avec beaucoup de précaution il y a 20 ans et qui poussent désormais très bien à peu près partout.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-1-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-1742061" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-1-rotated.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-1-225x300.jpg 225w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-1-610x813.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-1-480x640.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Chêne vert taillé en nuage, Jardin Japonais du parc Saint-Mitre, Aix-en-Provence.</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>&#8211; Vous êtes spécialisé sur les pins. Pouvez-vous nous en dire quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous sommes effectivement spécialisés sur les variétés produites pour la montagne, je pense en particulier au pin sylvestre qui est une essence très graphique qui supporte bien le sec sous tous climats et qui pousse bien. On commence également à proposer de nouvelles variétés comme le pin pignon ou le pin maritime qui sont des espèces typiques du sud.</p>



<p><strong>&#8211; Quid des fortes chaleurs et des sécheresses&nbsp;? Les pratiques de plantation ont-elles évolué&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous raisonnons de plus en plus en îlots de fraîcheur, avec une densité importante de végétaux dès la plantation, parce qu’on commence enfin à comprendre que le végétal va permettre de lutter efficacement contre la chaleur en ville. On y voit d’ailleurs des créations paysagères qui commencent à prendre de belles dimensions&nbsp;! Le besoin d’arbres semble rentrer dans les mœurs, en atteste le développement des pépinières qui dans l’ensemble se portent très bien. Les programmes de replantation de dizaines voire de centaines de milliers d’arbres par certaines collectivités contribuent indéniablement à cette dynamique nouvelle.</p>



<ul class="wp-block-list">
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</ul>



<p><strong>&#8211; On prend effectivement conscience de l’importance de planter, en oubliant parfois qu’il faut aussi arroser…</strong></p>



<p>C’est juste. Quelle que soit la variété, un arbre s’arrose à la plantation et ensuite pendant 1 à 2 ans, le temps que le système racinaire soit bien installé. Après les deux premières années on pourra laisser l’herbe pousser à la base, ce qui préserve la fraîcheur du sol par forte chaleur. L’herbe et l’arbre n’étant pas sur les mêmes strates – le système racinaire de l’arbre va chercher l’eau beaucoup plus en profondeur – les deux espèces ne se concurrencent pas et opèrent en symbiose. Les premières années on recommandera toutefois de limiter la pousse de l’herbe autour de la motte, le temps que le système racinaire de l’arbre se développe, en prévoyant un paillage pas trop épais sur 3 ou 4 cm pour retenir l’humidité en été tout en laissant les racines respirer.</p>



<p><strong>&#8211; Quelle fréquence d’arrosage conseillez-vous&nbsp;à l’approche de l’été&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut un subtil équilibre. Plus vite l’arbre apprend à se débrouiller, mieux c’est. Il peut même être conseillé de laisser l’arbre souffrir légèrement pour inciter son système racinaire à aller chercher l’eau en profondeur. Rester toutefois vigilant les deux premières années, surtout en cas d’épisode de sécheresse ou de canicule, mais ne jamais trop arroser. Dans cette logique on préconisera un bon arrosage hebdomadaire en été.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3.jpg" alt="" class="wp-image-1742062" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-980x735.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/06/Jardin-japonais-Aix-en-Provence-3-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pin sylvestre, Jardin Japonais du parc Saint-Mitre, Aix-en-Provence.</em></figcaption></figure>



<p>Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site des <a href="https://www.pepinieresdelambre.com/#:~:text=LES%20P%C3%89PINI%C3%88RES%20DE%20l'ambre,des%20pins%20sylvestres%20et%20noirs." target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Pépinières de l&#8217;Ambre</a>.</p>



<p><em>(*) Cette technique topiaire, essentiellement esthétique, sublime les plantes en leur donnant des allures de sculptures végétales, conférant au jardin un style graphique.</em></p>



<p></p>



<p><em>Photo principale : charmille en motte. Visuels : © Maxime Brochier © Christophe Meireis</em></p>



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</ul>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/aux-pepinieres-de-lambre-propriete-du-groupe-edmond-de-rothschild-heritage-on-cultive-la-resilience/">Aux Pépinières de l’Ambre, propriété du groupe Edmond de Rothschild Heritage, on cultive la résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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		<item>
		<title>« Il faut changer complètement notre rapport à l’eau pour passer d’une ère du drainage à une ère de la réhydratation » Baptiste Morizot</title>
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		<dc:creator><![CDATA[la rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 08:19:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il prône des alliances avec des forces non humaines et défend l’idée que l’on peut apprendre d’entités jusqu’à présent considérées comme inférieures. Pour celles et ceux qui ne le connaissent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/il-faut-changer-completement-notre-rapport-a-leau-pour-passer-dune-ere-du-drainage-a-une-ere-de-la-rehydratation-baptiste-morizot/">« Il faut changer complètement notre rapport à l’eau pour passer d’une ère du drainage à une ère de la réhydratation » Baptiste Morizot</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il prône des alliances avec des forces non humaines et défend l’idée que l’on peut apprendre d’entités jusqu’à présent considérées comme inférieures. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, on conseillera vivement la lecture des travaux du philosophe et naturaliste de terrain Baptiste Morizot, consacrés aux relations entre l’humain et le vivant. C’est d’une incroyable acuité. Au-delà de l’état des lieux alarmant, on comprend qu’il existe au sein du monde vivant des forces insoupçonnées avec lesquelles nous serions inspirés de nouer des alliances. L’un des exemples les plus emblématiques étant sans doute celui du castor, raconté de façon géniale à l’occasion de l’édition 2023 du festival La Manufacture d&#8217;idées. Voici la retranscription écrite du passage en question, et en lien ci-après la conférence dans son intégralité :  </p>



<p>«&nbsp;J’avais beaucoup croisé le castor mais je ne l’avais pas vraiment rencontré, parce qu’en France, dans la tradition dont on hérite, le castor, ce rongeur qui transforme les milieux, construit des bassins, est beaucoup pensé sous l’angle de la biodiversité patrimoniale. Et ce qui s’est passé dans les années 1990 – 2000, dans les sciences américaines (l’hydromorphologie et l’éco hydrologie), c’est qu’une génération de scientifiques a commencé à enquêter sur l’animal, non pas du point de vue de son éthologie, de son intelligence ou de sa biologie stricte, mais de son hydromorphologie et c’est ce croisement magnifique qui a permis de faire émerger des choses qu’on ne voyait pas.</p>



<p>Imaginez des hydromorphologues spécialistes de la rivière qui commencent alors à comprendre que toute une série de forces, de processus sur lesquels eux-mêmes travaillent, sont en réalité activés par un animal qui semble avoir une compréhension de l’eau qui défie certains savoir hydromorphologiques, qui les enrichit, sans même rentrer dans le débat de son intelligence.</p>



<p>C’est sur ce chemin-là que j’ai commencé à pressentir les potentialités philosophiques de cet animal.</p>



<p>Pour essayer de donner un peu de corps à cette idée, il faut comprendre ce que l’on a fait au continent terrestre en Europe de l’Ouest, parce que c’est seulement si on restitue cette épaisseur historique au problème que l’on voit les choses sous toutes leurs articulations.</p>



<p>Assez schématiquement, depuis la moitié du 19<sup>ème</sup> siècle environ, même si cela avait commencé un peu avant en Europe occidentale, la pensée qu’on appelait aménagiste a mobilisé un rapport aux eaux terrestres, aux eaux continentales – sous la forme des ruisseaux des rivières et des fleuves – qui est relativement clair et qui a consisté en une volonté fondamentale et systématique de drainer les continents. Ce drainage des continents trouve son origine dans le fait qu’on voulait la terre, or la terre était mobilisée par les rivières. Les rivières spontanément explorent ce qu’on appelle leur lit majeur, et ce lit majeur est beaucoup plus large que le lit mineur. Elle va se déplacer, explorer, recréer des cheneaux, se ramifier dans ce lit majeur régulièrement inondé par des eaux qui sous l’angle humain de quelqu’un qui veut la terre est considéré comme une catastrophe puisque cela crée des inondations avec toutes les conséquences que l’on imagine.</p>



<p>Mais si l’on regarde sous l’angle écologique, ce sont les forces qui ont fait les sols agricoles, puisque les sols agricoles sont fondamentalement des sols alluviaux faits par les rivières alluviales et nous, après avoir laissé les rivières pendant quelques millions d’années nous faire des sols agricoles riches, on a poussé les rivières dans leur lit mineur, on les a corsetées, et on a utilisé la terre agricole qu’elles nous ont façonnée pour faire nos récoltes, nos villes, nos zones industrielles, nos autoroutes… Et ce faisant on a généré un effet qui est très clair maintenant avec le recul, c’est qu’en les corsetant on les a simplifiées et accélérées, puisqu’à débit égal si vous mettez un flux d’eau dans un chenal plus restreint, il accélère. Et en accélérant elles ont généré un effet qui est le grand drame de la modernité aquatique, c’est qu’elles se sont déconnectées de la terre. Cela se voit à l’œil quand une rivière est en santé ou non&nbsp;: une rivière en santé est connectée à la terre, ou, pour le dire techniquement, la rivière est connectée à la plaine alluviale. Visuellement, une rivière est en santé dans la plupart des cas quand elle est à fleur de terre.</p>



<p>Or si vous regardez bien la plupart des rivières en France, aujourd’hui environ 90% ne ressemblent pas à cela. Elles ont plongé sous la terre. En réalité ce sont des rivières malades, abîmées. Alors comment se sont-elles abîmées&nbsp;? Par le processus que je viens de décrire. Auparavant la rivière pouvait explorer latéralement ce qu’on appelle son lit majeur. Nous les humains, pour pouvoir faire de l’agriculture bord à bord, nous l&#8217;avons corsetée. Et en la corsetant, on l’a accélérée. Et ce que fait la rivière dans ce cas-là, c’est qu’elle mange du sédiment, elle érode du sédiment. Or quand elle s’étale largement elle peut manger le sédiment latéralement et puis le remettre dans l’eau. Si jamais vous la corsetez et que vous stabilisez les berges, elle ne peut plus manger du sédiment latéralement et donc elle va le manger verticalement pour ensuite l’envoyer à la mer. Et comme on l’a accélérée, on la pousse dans un processus dans lequel elle va s’inciser, on appelle cela l’incision, le processus par lequel la rivière plonge sous la surface des berges. Et ce processus est un processus d’auto-dégradation c’est-à-dire qu’elle va continuer à se creuser et à descendre, se déconnectant ainsi de la terre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>«&nbsp;<em>Les seules méga-bassines défendables, elles sont partout autour de nous, ce sont les sols.</em>&nbsp;» Baptiste Morizot</strong></p>
</blockquote>



<p>Elle se déconnecte ainsi de deux manières. La première est qu’en plongeant, la rivière fait baisser la nappe d’accompagnement, cette eau vivante que l’on ne voit pas mais qui accompagne la rivière en sous-sol. Or quand la rivière est à fleur de terre la nappe d’accompagnement est au niveau du système racinaire des végétaux. Quand la rivière plonge la nappe d’accompagnement passe en dessous du système racinaire. Voilà pourquoi vous avez besoin d’une pompe à pétrole pour arroser votre maïs&nbsp;! Et comme la rivière est trop basse, elle ne peut plus retourner explorer son lit moyen ou son lit majeur, et donc elle ne peut plus recharger en eau l’éponge qu’est le sol, puisque les seules méga-bassines qui sont politiquement et écologiquement défendables, en vérité elles existent, elles sont partout autour de nous, ce sont les sols. Les sols sont des éponges extraordinaires pour capter l’eau, garder l’eau, recharger les nappes phréatiques, mais ils ont été asséchés parce que sur eux on a favorisé le ruissellement par certains types de pratiques agricoles et de bétonisation, et les rivières qui avaient aussi pour vocation de réimbiber ces éponges sont tombées tellement en dessous des berges qu’elles ne peuvent plus jouer cette fonction. Voilà pourquoi le 20<sup>ème</sup> siècle peut être décrit comme une ère du drainage systématique des continents&nbsp;: évacuer, accélérer, envoyer l’eau à la mer. Pour prendre la terre.</p>



<p><strong>Alors qu’est-ce qui nous attend pour le 21<sup>ème</sup> siècle&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous avons favorisé un nouveau type de sécheresses directement lié au drainage des rivières&nbsp;: les sécheresses hydrologiques systémiques, ou structurelles, qui s’ajoutent désormais aux sécheresses météorologiques, liées quant à elles aux régimes de précipitations. Les deux cumulant leurs effets.</p>



<p>Les intrants et engrais, de même que les énergies accessibles permettant d’accéder aux ressources en eau souterraines nous ont jusqu’à présent permis de compenser les pertes de rendement consécutives à ces sécheresses, mais l’immense enjeu du 21<sup>ème</sup> siècle sera de passer d’une ère du drainage à une ère de la réhydratation, avec l’arrivée simultanée de sécheresses météorologiques combinées aux sécheresses hydrologiques que nous avons nous-mêmes cuisinées tout au long du 20<sup>ème</sup> siècle, sans oublier la fin des énergies accessibles et abondantes qui nous permettaient de compenser jusqu’à présent.</p>



<p>Cela implique de changer complètement notre rapport à l’eau pour désormais ralentir, infiltrer, protéger, partager l’eau.</p>



<p><strong>Et c’est là qu’intervient le castor.</strong></p>



<p>Dans les années 2000, les meilleurs scientifiques hydrologues et hydromorphologues du monde sur ces questions font émerger l&#8217;idée de passer d’une ère du drainage à une ère de la réhydratation, et à cet instant ils prennent conscience qu’il y a une force sur terre qui fait cela depuis 8 millions d’années&nbsp;: le castor.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="574" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-1024x574.png" alt="" class="wp-image-1285686" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-1024x574.png 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-300x168.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-768x430.png 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-610x342.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-1080x605.png 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-1280x717.png 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-980x549.png 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3-480x269.png 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/03/Castor-3.png 1422w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Castor (capture tirée du doc &#8220;The Beaver Believer&#8221;, lien en fin d&#8217;article).</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p>Sa manière d’être vivant, les effets collatéraux de son existence, face à une eau qui est rapide, qui a tendance à s’évacuer, c’est qu’il va la ralentir, l’infiltrer, la partager, la ramifier, et ce faisant il va créer des mondes, c’est-à-dire des habitats permettant une richesse de vie extrêmement grande.</p>



<p>Il y a d’ailleurs un malentendu entre les barrages humains et les barrages de castor. En effet pourquoi les premiers détruisent la biodiversité alors que les seconds la favorisent&nbsp;? Parce qu’on utilise le même mot mais c’est par illettrisme éthologique parce qu’un barrage de castor n’a en réalité rien à voir avec un barrage humain. Parce que n’est pas un barrage, précisément ! C’est ainsi que d’éminents scientifiques américains – les États-Unis où environ 400 millions de castors ont été décimés entre le 19<sup>ème</sup> et le 20<sup>ème</sup> siècle pour le commerce de la peau – vont accepter d’apprendre d’un rongeur comment régénérer des cours d’eau.</p>



<p>Que cette démarche vienne non pas d’un philosophe de l’écologie mais d’ingénieurs scientifiques, titulaires de doctorats en hydromorphologie, qui ont tous les pin’s de la supériorité humaine et qui héritent d’une vision du monde dans laquelle les humains rationnels, scientifiques, techniciens, sont les seuls à avoir le droit d’aménager la terre parce qu’ils ont la raison, les sciences et la technique, ce sont ces hommes-là qui vont se convertir de manière presque drôle en disant&nbsp;en fait, il y a un rongeur dont le cerveau n’est pas plus gros qu’une noix, qui a séché tous les cours d’hydromorphologie, et bien on va se mettre à son école pour comprendre comment guérir les milieux. C’est assez bouleversant je trouve. Et l’argument mobilisé par ces scientifiques pour expliquer comment des castors sont parvenus à restaurer une rivière très abîmée, trouvant des solutions à des problèmes que les humains n’arrivaient pas à résoudre, tient à cette observation&nbsp;: les ingénieurs avaient peut-être 3 années de doctorat, mais les castors avaient pour eux 8 millions d’années d’expérience.</p>



<p>Il existe ainsi des barrages castor mimétiques… et il n’y a rien d’idéologique là-dedans. Pour comprendre comment un castor fait un ouvrage&nbsp;– plutôt que barrage, pour ne pas se tromper sur la nature de l’objet – il faut d’abord comprendre l’originalité d’un tel ouvrage et la meilleure manière de le comprendre est simplement de regarder. Spontanément, en humain moderne, quand on veut arrêter un cours d’eau, on va mettre des branches en travers d’un cours d’eau, perpendiculairement, pour arrêter un flux. Si vous regardez un ouvrage de castor, la plupart du temps la grande majorité des bouts de bois ne sont pas perpendiculaires mais parallèles au cours d’eau. Qu’est-ce que cela veut dire&nbsp;? C’est très intrigant et parfaitement contre-intuitif pour nous&nbsp;! La contrainte énergétique oblige à être intelligent, elle donne l’intelligence du milieu, en l’occurrence l’intelligence de la rivière, l’intelligence de collaborer avec elle. En l’espèce si vous n’avez pas la possibilité de bétonner l’ouvrage, la rivière se révèle par définition plus forte que des bouts de bois positionnés perpendiculairement. Et donc le coup de génie de la lignée du castor, c’est de poser le bois parallèlement au cours d’eau. Or lorsque vous le positionnez ainsi, vous minimisez les forces de traction qui s’opposent à lui, premièrement. Mais deuxièmement vous produisez un autre effet qui est bouleversant, c’est que chaque bout de bois n’est plus un barrage, mais un chemin pour l’eau, puisque chaque goute va glisser le long du bois. Et c’est un chemin qui ralentit l’eau. Le castor fabrique ainsi des lenteurs habitables face aux vitesses inhabitables. L’enjeu n’est donc pas d’immobiliser ou de stocker l’eau, mais de la ralentir suffisamment pour produire le milieu dans lequel il va pouvoir prospérer.</p>



<p>Ainsi l’ouvrage du castor ne piège pas l’eau, il ralentit simplement son débit pour provoquer un différentiel de vitesse entre l’eau qui arrive et la vitesse de l’eau qui sort du barrage. On ralentit l’eau suffisamment pour augmenter son temps de résidence sur la terre. C’est cela qui est beau à pleurer, c’est de la philosophie, puisque l’eau terrestre n’est pas un problème de flux ou de quantité, c’est un problème de temps de résidence. On comprend ainsi le génie hydro morphologique du castor qui favorise le passage d’une ère du drainage à l’ère de la réhydratation.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Baptiste Morizot - La Manufacture d&#039;idées 2023" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/XIAtKdX7_jc?start=3317&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><em>Rencontre avec le philosophe Baptiste Morizot autour de son ouvrage &#8220;L&#8217;inexploré&#8221;, un livre conçu comme une carte nous invitant à retrouver le goût de l&#8217;exploration, en déroutant cette notion de son orientation moderne vers les étoiles pour la réincurver vers la Terre et vers ce qui nous relie à nos milieux de vie</em>.</figcaption></figure>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>À propos du Festival La Manufacture d’idées&nbsp;: au croisement des sciences humaines et sociales, des sciences, des arts et de la littérature, La Manufacture d’idées interroge les problématiques de nos sociétés, en particulier les questions écologiques. Le festival invite chaque année des chercheurs, des philosophes, des écrivains, des artistes ou des acteurs de la vie publique de référence à venir présenter leurs travaux sur un thème choisi. <a href="https://lamanufacturedidees.org/menus/le-festival/">Par ici</a> pour en savoir plus.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>À voir, le passionnant documentaire «&nbsp;<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://vimeo.com/ondemand/thebeaverbelievers/322096549?autoplay=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Beaver Believer</a>&nbsp;» (alliance pour la défense des castors aux États-Unis).</li>
</ul>



<p>Photo principale : un ouvrage de castors sur une rivière. Source : IStock.</p>
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		<title>« La forêt est un formidable terrain d’action pour la philanthropie » Max Thillaye du Boullay, Fondation Anyama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 12:18:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 décembre 2020, Guy (prénom d’emprunt)&#160;empochait l’incroyable gain de 200 millions d’euros à l’EuroMillions. Davantage mû par le bien commun que par l’accumulation de richesse, le généreux gagnant décidait [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/la-foret-est-un-formidable-terrain-daction-pour-la-philanthropie-max-thillaye-du-boullay-fondation-anyama/">« La forêt est un formidable terrain d’action pour la philanthropie » Max Thillaye du Boullay, Fondation Anyama</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 11 décembre 2020, Guy (prénom d’emprunt)&nbsp;empochait l’incroyable gain de 200 millions d’euros à l’EuroMillions.</p>



<p>Davantage mû par le bien commun que par l’accumulation de richesse, le généreux gagnant décidait de créer dans la foulée sa fondation, avec la volonté de distribuer la majeure partie de la somme à des projets d’intérêt général, axés en particulier sur les enjeux de biodiversité et de préservation des forêts. Max Thillaye du Boullay, à la tête de la fondation, nous en dit plus sur la vision du néo-philanthrope et sur les premières initiatives soutenues.</p>



<p><strong>&#8211; Anyama, le nom de la fondation que vous dirigez, est aussi celui d</strong><strong>’</strong><strong>une ville ivoirienne où&nbsp;Guy a passé une partie de son enfance. Il raconte avoir été marqué à cette époque par le ballet incessant des camions chargés d&#8217;arbres coupés dans les forêts du Burkina Faso, anciennement la Haute-Volta. La volonté </strong><strong>de prot</strong><strong>éger la forêt est donc née de cette indignation ?</strong><strong></strong></p>



<p>Absolument. Imaginez que ces arbres étaient tellement immenses qu’il fallait souvent un camion entier pour transporter une seule grume (le tronc de l’arbre). On conçoit que cette vision ait pu le marquer, enfant. C’était des arbres de vie que l’on coupait&nbsp;!</p>



<p>Anyama est née de cette conscience qu’agir pour préserver le vivant est une urgence absolue si nous voulons continuer à vivre sur notre belle planète. Ainsi la protection des forêts, qui sont une merveille du monde, un patrimoine vital pour l’humanité, s’est imposée comme une évidence.</p>



<p><strong>&#8211; Pourtant cette démarche est peu commune, en témoigne le traitement médiatique habituellement réservé à ces gains records. En effet il y est souvent question d</strong><strong>’</strong><strong>un imaginaire aux antipodes de l</strong><strong>’</strong><strong>engagement pour la plan</strong><strong>è</strong><strong>te&nbsp;: jets privé</strong><strong>s, propri</strong><strong>étés, voitures de luxe&#8230; Il n</strong><strong>’</strong><strong>y a rien de tout cela en l</strong><strong>’</strong><strong>occurrence.</strong><strong></strong></p>



<p>En effet, et je peux vous confirmer que deux ans après ce monsieur est resté fidèle à ce qu’il est et à ce qu’il aime. Il mène une vie plutôt simple, adore marcher en forêt… Et il agit pour l’intérêt général, mais dans la discrétion.</p>



<p>Cette discrétion est d’ailleurs caractéristique de la philanthropie française, où domine la philosophie selon laquelle «&nbsp;le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit&nbsp;».</p>



<p><strong>&#8211; Quels types d’actions soutenez-vous, concrètement&nbsp;?</strong></p>



<p>Depuis le premier comité de distribution qui s’est tenu en juillet 2021, plus de 30 structures ont reçu l’appui de la fondation Anyama. Je précise que notre champ d’action se limite à la France métropolitaine, quant-aux Outre-mer nous concentrons pour l’instant nos efforts sur la Guyane – essentiellement dans un souci d’efficacité.</p>



<p>En Guyane nous soutenons par exemple le projet « Gardiens du Haut-Maroni » porté localement par le WWF, dont l’objectif est de soutenir le peuple Wayana – l’un des 6 peuples autochtones de Guyane – très fortement impacté par l’orpaillage illégal. Concrètement notre soutien permet de mettre à disposition des populations locales des outils de suivi et d’alerte pour évaluer la santé de leurs écosystèmes, de récolter et de partager des données (mesures de la qualité de l’eau, cartographie de la déforestation et suivi de la grande faune) avec les acteurs du territoire,&nbsp;et enfin de développer une filière de pisciculture durable en alternative à la pêche de poissons des rivières qui se trouvent surexposés au mercure et au cyanure, avec de lourdes répercussions sur la santé des populations qui les consomment et en particulier celle des enfants.</p>



<p>Toujours en Guyane, nous aidons aussi le <em>Groupe d’étude et de Protection des Oiseaux en Guyane</em> (GEPOG) pour la mise en œuvre d’actions de protection des oiseaux via le recrutement d’un ornithologue.</p>



<p>Je pourrais aussi vous parler de l’association <em>Trans Ocean Tortues Marines</em> (TOTM) que nous accompagnons dans le déploiement d’un plan d’action transocéanique pour la conservation des tortues marines…</p>



<p>C’est un aperçu de la diversité des <a href="https://www.anyama.org/projets-soutenus/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">projets que nous soutenons</a>, principalement via du renforcement de capacité, voire ponctuellement du don non affecté. Ce que l’on vise avant tout, c’est aider les organisations à se renforcer et à se structurer pour pérenniser et maximiser leur impact.</p>



<p>Comme par exemple avec l’association bretonne <em>Eau &amp; Rivi</em><em>è</em><em>re de Bretagne</em> – la première association à avoir fait condamner Monsanto – mobilisée sur la protection des rivières, qui avait besoin de recruter un deuxième juriste. Nous les épaulons sur ce besoin tout en les aidant à se structurer pour qu’ils soient en meilleure capacité de s’autofinancer à l’avenir.</p>



<p>Ou encore avec l’association <em>Pro Silva</em> qui promeut une sylviculture durable (exploitation du bois) et qui avait besoin d’appui pour former une nouvelle génération de forestiers à même de déployer son approche. Or sans mécène et sans visibilité, ces acteurs ont beaucoup de difficultés à trouver des financements par les canaux traditionnels. Notre intervention vise ainsi à créer un effet de levier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;Ce que l’on vise avant tout, c’est aider les organisations à se renforcer et à se structurer pour pérenniser et maximiser leur impact.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<p><strong>&#8211; Pourquoi avoir privilégié spécifiquement le thème des forêts&nbsp;?</strong></p>



<p>La forêt française est effectivement l’écosystème dans lequel nous essayons de concentrer nos efforts. Il se trouve qu’en 2020 le sujet forêt commençait véritablement à émerger en France, porté notamment par des acteurs engagés comme <em>Canop</em><em>ée</em>. Puisque c’est un thème auquel Guy a toujours été sensible, le sujet s’est imposé naturellement.</p>



<p>En outre le contexte est propice à l’action puisque que nous avons en France un cadre juridique bien établi, il y a un intérêt de la société, la forêt est très présente et elle se trouve au carrefour des principaux enjeux de la transition écologique&nbsp;: climat, biodiversité, eau, agriculture, santé, etc.</p>



<p>C’est aussi quelque chose de plus concret et palpable que le climat, la biodiversité, les océans… qui nous projettent à des échelles beaucoup plus complexes à appréhender, car immédiatement globales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;La forêt est quelque chose de palpable, on perçoit facilement les bénéfices à la préserver.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<p>La forêt est donc un formidable terrain d’action pour la philanthropie, en particulier en Guyane où elle occupe 94% du territoire, qui lui même concentre 50% de la biodiversité française. Un peu comme un Costa Rica français, mais sans touristes. C’est assez incroyable, quand on y pense, d’avoir un bout d’Amazonie française&nbsp;! C’est une chance que l’on ne mesure sans doute pas assez, vu depuis la métropole.</p>



<p>Or ce patrimoine exceptionnel est aussi extrêmement menacé par la déforestation liée à l’orpaillage, au développement de l’agriculture et à l’exploitation illégale du bois, sans oublier les enjeux démographiques et de souveraineté alimentaire pour la population locale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-1056681" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-1024x768.jpeg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-300x225.jpeg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-768x576.jpeg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-610x458.jpeg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-510x382.jpeg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-1080x810.jpeg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-1280x960.jpeg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-980x735.jpeg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6-480x360.jpeg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-6.jpeg 1350w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Paysage de déforestation agricole en Guyane</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>&#8211; Quelle vision de la forêt défendez-vous ?</strong><strong></strong></p>



<p>Les forêts hébergent 80% de la biodiversité terrestre. Assurer leur protection et leur revitalisation est donc essentiel ! Pour autant, il y a des besoins croissants en bois et on ne peut mettre toute la forêt française sous cloche, au risque de générer beaucoup de déforestation importée. Nous cherchons donc autant à protéger les vieilles forêts à haute valeur écologique, qu’à promouvoir une sylviculture durable telle que la Sylviculture Mélangée à Couvert Continu (SMCC) défendue par l’association <em>Pro Silva</em>. Les forêts où l’on pratique ce type de sylviculture, également appelées forêts jardinées, sont des massifs peuplés d’arbres d’âges et d’essences différents, avec plusieurs étages. Le couvert continu signifie qu’il y a en permanence un couvert forestier, en alternative à la pratique des coupes rases.</p>



<p>Sur cette thématique nous accompagnons toute une diversité d’acteurs qui forment un écosystème très dynamique, depuis le plaidoyer porté par <em>Canop</em><em>ée </em>jusqu’à l’association <em>Sylv</em><em>’</em><em>ACCTES </em>qui aide les petits propriétaires forestiers à prendre en compte d’autres services socio-environnementaux que la seule production de bois, dans une vision multi-usages de la forêt.</p>



<p>L’enjeu est de stimuler la concertation territoriale afin que l’on arrive à des pratiques forestières durables qui respectent l’ensemble des usages que ce milieu concentre, dont la biodiversité, de façon totalement indispensable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1066570" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-1080x810.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-1280x960.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-980x735.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034-480x360.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/IMG_9034.jpg 1350w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La forêt de Dambach, située dans le parc naturel régional des Vosges du Nord, est une forêt gérée selon les principes de la SMCC depuis plusieurs décennies. Photo : Pro Silva.</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>&#8211; Cette approche diffère-t-elle de la plantation d’arbres ?</strong></p>



<p>Sensiblement, même si des plantations par petits collectifs&nbsp;en diversification ou enrichissement&nbsp;peuvent être pratiquées. Prenons l’exemple du chêne, que l’on peut décliner à d’autres essences. Dans l’approche que nous prônons, il pourrait être décidé de couper un grand chêne mature, et de laisser place à la régénération naturelle. Sur&nbsp;les milliers&nbsp;de semis que l’on va trouver au pied de l’arbre, un certain nombre vont grandir jusqu’à hauteur d’homme. Il pourra être pertinent d’intervenir à ce moment là pour sélectionner quelques spécimens parmi les plus vigoureux (bien que généralement, les vigoureux s’en sortent tout seul&nbsp;!). On intervient, oui, mais plutôt en accompagnement des dynamiques naturelles.</p>



<p>Dans cette vision, le sujet en France n’est pas tant de planter des arbres mais plutôt d’avoir des forêts résilientes et diversifiées, non moins profitables dans la durée, qui se révèlent surtout bien meilleures pour la biodiversité et plus à même de résister aux changements climatiques. Sans oublier l’ambiance forestière…</p>



<p><strong>&#8211; La Sylviculture Mélangée sous Couvert Continu demeure toutefois marginale…</strong></p>



<p>Effectivement, et tout l’enjeu est justement de faire en sorte qu&#8217;elle soit plus couramment pratiquée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-1056714" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-1024x768.jpeg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-300x225.jpeg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-768x576.jpeg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-610x458.jpeg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-510x382.jpeg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-1080x810.jpeg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-1280x960.jpeg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-980x735.jpeg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3-480x360.jpeg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/01/Anyama-3.jpeg 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Vue d&#8217;un massif forestier dans le Morvan (région Bourgogne Franche-Comté). À gauche une plantation de résineux, à droite la forêt.</em> </figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>&#8211; Vous soutenez également l</strong><strong>’</strong><strong>Association Francis Hallé pour la Forêt Primaire, qui est sans doute le mod</strong><strong>è</strong><strong>le de préservation de la forêt le plus ambitieux qui soit, puisqu</strong><strong>’</strong><strong>il vise à laisser en libre évolution un vaste espace forestier sur plusieurs dizaines de milliers d</strong><strong>’</strong><strong>hectares, o</strong><strong>ù </strong><strong>les interventions humaines seront minimes.</strong><strong></strong></p>



<p>Oui c’est un projet qui nous tient à cœur, car comment pouvons-nous donner des leçons de préservation des forêts à l’étranger si nous ne sommes pas capables de montrer l’exemple ici en Europe&nbsp;?</p>



<p>Le projet de Francis Hallé met d’ailleurs le doigt sur un aspect fondamental de la gestion des forêts&nbsp;: le rapport à la faune et plus particulièrement aux grands prédateurs, dont la présence est nécessaire pour réguler les ongulés sauvages (sangliers, cerfs et chevreuils). Cet équilibre cynégétique est d’autant plus important qu’au-delà de la surmortalité des arbres due aux sécheresses et aux canicules, on observe un abroutissement important des jeunes plants par l’action des ongulés qui prolifèrent.</p>



<p>C’est bien la preuve qu’il faut raisonner en termes d’écosystèmes. Aussi, sur un sujet aussi sensible, nous œuvrons à l’accompagnement des éleveurs et à l’acceptation sociale des grands prédateurs – loup, lynx et ours – pour essayer de préparer leur arrivée, ou faciliter leur acceptation quand ils sont déjà présents. En adoptant systématiquement une approche pragmatique et objective, entre «&nbsp;pro&nbsp;» et «&nbsp;contre&nbsp;».</p>



<p></p>



<p><em>Photos : Max Thillaye du Boullay</em></p>



<p></p>



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		<title>Hommage aux rivières sauvages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Dec 2023 14:43:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cela s’est passé en 1969. Deux ouvriers équipés d’une pelleteuse excavatrice entreprirent le redressement du Grison, une charmante rivière prisée des pêcheurs sillonnant la campagne bourguignonne sur 20 km depuis le site de Blanot jusqu’au château de la Ferté dans le chalonnais. Le chantier allait durer deux ans. On supprima les méandres – ces S qui ralentissent le débit – afin de prévenir les inondations et guider l’eau plus rapidement vers la mer. L’exploitation des parcelles agricoles attenantes serait ainsi facilitée.</p>



<p>Tout le long du parcours, on racla le fond pour uniformiser le lit du cours d’eau. Algues, vase, sédiments, nutriments, roches… Toute la vie aquatique se retrouvait étalée sur les berges et dans les champs alentours. Tout séchait le ventre à l’air. C’était droit, méthodique, maîtrisé… du moins le pensait-on. On rasa aussi les haies – ce n’était que le début – on coupa les arbres à la tronçonneuse, on fit sauter les souches à la dynamite. Liquider des arbres à la dynamite&nbsp;!</p>



<p>Quelques anciens se souviennent de cet épisode qui marqua le début du remembrement, mais qui s’étonne aujourd’hui de voir nos rivières ainsi tracées ? Pourtant, de la même façon que le poisson pané ou le jambon en tranche n’existent pas à l’état sauvage, les rivières droites n’ont rien de naturel.</p>



<p>Un demi-siècle plus tard on comprend – une fois encore très tardivement – que lorsque l’humain intervient sur la nature, il commet souvent de graves erreurs. Jugez plutôt&nbsp;:</p>



<p>Alors que l’on croyait la France à l’abri des risques de pénurie d’eau, le réchauffement climatique rebat les cartes et nous oblige à repenser profondément – et urgemment – notre gestion de l’eau. Ainsi on redécouvre les vertus des méandres : ils ralentissent le débit des rivières, alimentent des zones humides pendant les épisodes de crues, contribuent au rechargement des vitales nappes phréatiques &#8211; celles-là même que l’on surveille désormais avec fébrilité à l’approche de l’été.</p>



<p>En matière de biodiversité aussi les rivières dessinées par la nature ont des vertus bien connues. Elles accueillent dans leur lit et à leurs abords des écosystèmes d’une immense richesse. On sait que de nombreuses espèces de poissons frayent dans les méandres, où elles trouvent nourriture et refuge, à l’abri des courants et des prédateurs.</p>



<p>Autre aspect, non des moindres&nbsp;: quelle beauté&nbsp;! Ces cours d’eau épousent la géographie, formant des paysages bucoliques mêlant graminées, arbustes et ligneux. On en perçoit la richesse à l’œil nu.</p>



<p>Bonne nouvelle, des projets de reméandrage des cours d’eau fleurissent un peu partout en France. Mais cette approche basée sur la compréhension de la nature reste malheureusement marginale. De fait, nous nous accrochons toujours à la certitude que l’homme tient la solution. Comme avec les méga-bassines, dernière dinguerie en date.</p>



<p>La Nature va-t-elle se montrer patiente encore longtemps ? On serait presque tenté de la voir nous fouetter plus fort, cancres que nous sommes. Mais n’ayons aucun doute, cela viendra bien assez tôt.</p>



<p>En attendant que le Grison retrouve son lit – un jour espérons-le – admirez cette vue d’une rivière préservée, quelque part en Pologne.</p>



<p>Et puisque nous sommes bientôt à l’heure des vœux, nous vous souhaitons une année 2024 riche et sinueuse, telle une rivière sauvage. Parce que les rivières toutes droites, c’est ennuyeux.</p>



<p></p>



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		<title>Arbres en ville (et ailleurs) : pourquoi il faut les laisser tranquilles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 16:45:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;C’est de l’ombre qu’il nous faut ! De cette ombre douce qui nous soulage des touffeurs de la ville, qui nous invite à savourer la fraîcheur et la lumière que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;C’est de l’ombre qu’il nous faut ! De cette ombre douce qui nous soulage des touffeurs de la ville, qui nous invite à savourer la fraîcheur et la lumière que seuls dispensent de beaux houppiers sous lesquels il sera bon de se promener, de s’arrêter pour partager un verre ou simplement rêver.&nbsp;» </em>Caroline Mollie, architecte – paysagiste, auteure de « Des arbres dans la ville » (Actes Sud, 2009) résume ici le rôle essentiel des arbres et l’urgence à les réintégrer dans le paysage urbain tandis que le thermostat climatique s’affole un peu plus chaque été.</p>



<p>S’il est beaucoup question de replanter, en particulier dans les villes comme Paris où la végétalisation est amenée à changer d’échelle – le nouveau PLU bio-climatique de la capitale vise 300 hectares d’espaces verts supplémentaires dans les deux décennies à venir – il existe une autre facette moins évoquée, celle de la gestion du parc arboré existant. Or celle-ci a considérablement évolué en faveur d&#8217;une moindre intervention, comme en témoigne Vincent Jeanne, président de la <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://sfa-asso.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Société Française d’Arboriculture</a>, association regroupant 450 professionnels spécialisés dans la gestion des patrimoines arborés. Rencontre.</p>



<p>&#8211; <strong>Votre association représente les professionnels de l’arboriculture d’agrément, en particulier les arboristes grimpeur, métier que vous exercez. Quelle est la différence avec un élagueur&nbsp;?</strong></p>



<p>Le terme d’élagueur est un peu réducteur, je préfère le terme d’arboriste grimpeur dans la mesure où le métier a profondément évolué, à mesure que la connaissance des arbres a mis en évidence les vertus d’une gestion durable. L&#8217;arboriste travaille dans l&#8217;adéquation entre les arbres et leur environnement, d&#8217;un point de vue pragmatique et non interventionniste. Concrètement nous sommes des spécialistes de l’arbre qui travaillent en conscience, nos interventions reposant sur une meilleure compréhension rendue possible par le travail des scientifiques avec lesquels nous collaborons étroitement.</p>



<p>Je précise que notre sphère d’intervention se limite à l’arboriculture d’agrément, car quand on parle de gestion on pense volontiers à la filière forestière, aux pépinières et à l’arboriculture fruitière… Notre filière concerne tout ce qui se situe hors production, c’est à dire la gestion des patrimoines arborés, que ce soit dans le privé ou au sein des collectivités.</p>



<p>La Société française d’arboriculture (SFA) s’adresse plus largement à tous les passionnés, tous ceux qui souhaitent faire prendre conscience de la valeur des arbres d’agrément, promouvoir des pratiques de gestion raisonnée et faire progresser la connaissance sur ce patrimoine vivant qui rend de multiples services aux hommes et aux territoires, particulièrement dans le contexte actuel de changement climatique.</p>



<p>&#8211; <strong>L’évolution du paysage arboré dans le contexte du réchauffement climatique soulève beaucoup d’interrogations, on pense notamment au dépérissement accéléré de certaines espèces et au réflexe d’intervention pour prévenir certains risques – notamment en ville. Comment cela se passe-t-il, pour vous qui êtes en première ligne&nbsp;?</strong></p>



<p>Notre métier et nos méthodes de travail évoluent en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques et s’il est une chose que l’on a appris ces dernières années, c’est que la gestion ne doit plus impliquer une intervention systématique. Des personnes comme l’ingénieur horticole Christophe Drénou, spécialiste de l’architecture des arbres, qui plébiscite la non-taille et l’observation de l’arbre, ont contribué à faire évoluer les pratiques dans ce sens.</p>



<p>Christophe Drénou insiste sur la nécessité de laisser le temps aux arbres car leur existence se passe sur une autre échelle temporelle. Cela pose beaucoup de questions, notamment en ville où soit dit en passant la longévité d’un arbre excède rarement cinquante ans, contrairement à son milieu naturel où l’intégralité des cycles de croissance d’une espèce comme le chêne – pour citer la plus connue – peut s’échelonner sur plusieurs siècles.</p>



<p>Dans le contexte actuel d’accélération et d’intensification du réchauffement climatique, l’observation et la meilleure compréhension des espèces et de leur habitat est sans doute encore plus essentielle.</p>



<p>Après, il est certain que voir un arbre dépérir, cela attriste forcément. Mais si on sort de l’aspect sentimental pour se concentrer sur une approche scientifique, on voit que l’arbre est capable de s’adapter à beaucoup de situations. Voir à ce sujet la conférence de Christophe Drénou&nbsp;(<em>Le temps des Arbres</em>&nbsp;; Toulouse, le 7 mars 2020).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Christophe Drenou - Le temps des Arbres (Toulouse, 7 mars 2020)" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/PzyYCDPSxrI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p>&#8211; <strong>On observe effectivement beaucoup d’arbres morts dans les champs qui bordent les grands axes, notamment les chênes pourtant réputés résistants. Comment expliquer cette accélération manifeste des dépérissements ?</strong></p>



<p>Effectivement, c’est particulièrement le cas cette année dans le nord de la France pour le chêne pédonculé, une espèce qui supporte mal le stress hydrique. Ce qui peut d’ailleurs sembler paradoxal puisqu’il y a eu d’importantes précipitations dans le courant de l’été, malgré cela beaucoup de chênes semblent avoir séché sur pied. Le phénomène est à relier aux faibles précipitations relevées pendant la période de recharge hivernale, faisant suite à plusieurs années consécutives de sécheresses et de canicules… Les organismes déjà fatigués n’ont pas eu assez de réserves pour entamer leur croissance annuelle à la période du débourrement, et donc les pluies intenses de l’été ont plutôt bénéficié aux premières strates végétatives.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-830355" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-1080x810.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-1280x960.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-980x735.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne-480x360.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Hetre-Auvergne.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ici en Auvergne, comme un peu partout en France, les frênes sont parmi les espèces qui souffrent le plus des sécheresses et canicules à répétition. </em>Photo prise le 10 octobre.<em> </em></figcaption></figure>



<p>&#8211; <strong>Si j’ai dans mon jardin un arbre avec des branches mortes, préconisez-vous de les couper ?</strong></p>



<p>Pas systématiquement. Autrefois nous avions le réflexe de retirer tout le bois mort, notamment pour des raisons esthétiques. Aujourd’hui on réalise que ce bois mort comporte de nombreuses vertus, il sert de gîte à la faune et offre le couvert à d’autres espèces sans fragiliser l’arbre. Le bois mort fait partie du cycle naturel de l’arbre, quand il tombe au sol il est dégradé par des micro-organismes et contribue à enrichir le sol. Tant qu’il n’est pas tombé, le bois mort influe sur la biomécanique de l’arbre et lui permet notamment de s’adapter aux contraintes du vent. En d’autres termes l’arbre adapte sa morphologie&nbsp;en fonction de l’environnement. Si le houppier (la partie supérieure de l’arbre) est dense et que l’on retire le bois mort, cela peut créer des passages d’air et fragiliser sa structure.</p>



<p>Encore une fois, l&#8217;intervention n&#8217;est pas toujours nécessaire, elle doit être réfléchie et justifiée. Il est possible de retirer une partie du bois mort d&#8217;un arbre dans un contexte de mise en sécurité, après une évaluation du risque.</p>



<p>&#8211; <strong>En vous écoutant on se dit que vous devez avoir un gros travail de communication.</strong></p>



<p>Absolument, notre premier rôle est de faire de la pédagogie. Il arrive même que dans le cadre d’une intervention, après avoir réalisé un diagnostic de l’arbre, on préconise de ne rien faire.</p>



<p>&#8211; <strong>Un arbre bien taillé n’est donc pas forcément votre arbre préféré…</strong></p>



<p>Ah non, je préfère de loin un arbre vétéran, ces arbres singuliers que l’on a laissés tranquilles et qui portent une riche biodiversité, je pense notamment à des vieux chênes ou à des hêtres près de chez moi, en Normandie. Ce sont des arbres que l&#8217;on remarque avec un regard large non porté sur l&#8217;esthétique, en tout cas pas sous le sens habituel un peu trop aseptisé !</p>



<p>Extrait de l’article «&nbsp;<em>La Canopée en milieu urbain, un enjeu de taille&nbsp;?</em>&nbsp;» de Jac Boutaud, paru dans <a href="https://sfa-asso.fr/la-lettre-de-larboriculture-revue-de-la-sfa/#page-content" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">la Lettre de l’Arboriculture</a> (mai/juin 2023), la revue bimestrielle éditée par la Société Française d’Arboriculture&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>La symétrie est tellement imprégnée dans la culture européenne – et en particulier française – qu’elle est présente dans nombre de compositions paysagères contemporaines et qu’elle est mise en œuvre pour tailler les arbres, comme les arbustes, de la même façon du côté des contraintes que du côté où la ramure pourrait s’exprimer en toute liberté.</em></p>



<p><em>L’autre raison principale évoquée pour rejeter les formes mixtes fortement dissymétriques est la crainte de la fragilité mécanique. Comment l’arbre pourrait-il être solide, s’il est plus chargé de branches d’un côté ? Comment ses racines vont- elles pouvoir le maintenir debout ? C’est oublier que nous rencontrons régulièrement des arbres présentant naturellement une telle dissymétrie : arbres de lisière de boisement, arbres de petits groupes assez denses formant un seul houppier collectif, arbres de bord de mer soumis aux vents forts et aux embruns, etc. Tous ces arbres adaptent progressivement leur architecture et leur structure aux conditions du milieu ! Ils mettent en place du bois de réaction et installent un système racinaire qui leur permet de se maintenir et de résister aux aléas aussi bien voire mieux que des arbres au houppier bien régulier.</em>&nbsp;»</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1.jpg" alt="" class="wp-image-830353" width="821" height="586" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1.jpg 1009w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1-300x214.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1-768x549.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1-610x436.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1-980x700.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-tilleul-tailles-1-480x343.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 821px) 100vw, 821px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Double rangée de tilleuls en rideaux tondus, avant conversion. Photo : Jac Boutaud.</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage.jpg" alt="" class="wp-image-830352" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage.jpg 640w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/11/Allee-Tilleul-Sauvage-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Double rangée de tilleuls après 3 années de conversion vers une forme semi-libre contenue. Photo : Jac Boutaud.</em></figcaption></figure>



<p>Photo principale de l&#8217;article : chêne pédonculé centenaire sur la place du village de Fleury-la-Vallée, dans l&#8217;Yonne.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Vous allez aussi aimer :</h3>



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<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/arbres-en-ville-et-ailleurs-pourquoi-il-faut-les-laisser-tranquilles/">&lt;strong&gt;Arbres en ville (et ailleurs) : pourquoi il faut les laisser tranquilles&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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		<title>15 startups à impact vraiment innovantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[la rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 15:05:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Les enfants sont formidables » disait Jacques Martin. Les adultes peuvent l’être aussi. Exemple avec ces 15 pépites créées par des entrepreneur(e)s qui, plutôt que de se laisser déborder par l’éco-anxiété, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/15-startups-a-impact-vraiment-innovantes/">&lt;strong&gt;15 startups à impact vraiment innovantes&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>« Les enfants sont formidables » disait Jacques Martin. Les adultes peuvent l’être aussi. Exemple avec ces 15 pépites créées par des entrepreneur(e)s qui, plutôt que de se laisser déborder par l’éco-anxiété, d&#8217;inonder X (Tweeter) de saillies rageuses ou de sombrer dans l’aquoibonisme, se bougent pour changer le monde.</p>



<p>Ces startups illustrent les mutations à l’œuvre dans les secteurs clés de la transition&nbsp;écologique&nbsp;: agriculture &amp; alimentation, énergie, eau, transport, construction…</p>



<p>Elles sont la preuve que l’urgence climatique peut être génératrice de progrès.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>1. NetZero – <em>Objectif neutralité carbone&nbsp;!</em></strong></h2>



<p>Pour beaucoup, les confinements auront rimé avec consommation d’alcool accrue, prise de poids et baisse de productivité. Pour Axel et Olivier Reinaud, ce fut une tout autre histoire&nbsp;: père et fils ont profité de ce temps calme pour mettre en chantier <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://netzero.green/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NetZero</a>, startup spécialisée dans la capture et la séquestration du carbone. Leur procédé breveté, en cours d’industrialisation – trois usines sont déjà en service au Brésil – consiste à transformer la biomasse issue des exploitations agricoles en biochar, une sorte de charbon végétal à la fois capteur de carbone, engrais naturel pour les sols et source d’énergie.</p>



<p>Jean Jouzel – climatologue &amp; ancien vice-président du GIEC – participe à cette aventure qui défend l’idée que si l’on veut limiter au maximum le réchauffement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit aller de pair avec des systèmes de retrait du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. On pense bien sûr aux arbres dans les zones boisées, mais d’autres méthodes telles que NetZero pourraient également y contribuer dans les zones agricoles.</p>



<p>Fait rare, le modèle économique de NetZero apparaît aussi prometteur que son volet écologique, puisqu’en récupérant un résidu agricole (la fameuse biomasse, riche en carbone) auprès des agriculteurs, la startup propose de le valoriser de trois manières : sous forme d’engrais pour l’agriculture, de crédits carbones de haute qualité (en raison d’une capacité de séquestration du carbone sur le temps long) et enfin d’énergie, produite au cours du processus de transformation de la biomasse en biochar. On a ainsi un modèle circulaire qui fonctionne sur la propre énergie de la biomasse&nbsp;!</p>



<p>Pas étonnant que même Elon Musk gratte à la porte, NetZero ayant été sélectionné par la fondation du milliardaire parmi 15 projets considérés comme les plus prometteurs au monde pour le stockage de carbone.</p>



<p>Au fait… vous aviez prévu quoi, vous, pour le prochain confinement&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vous avez dit «&nbsp;Net Zero&nbsp;» ?</strong></h3>



<p>«&nbsp;Zéro émission nette » en français. Les émissions de gaz à effet de serre sont réduites à un niveau aussi proche que possible de zéro, les émissions restantes présentes dans l’atmosphère étant réabsorbées par les puits naturels de carbone que sont les océans et les forêts (source&nbsp;: Nations Unies).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="NetZero&#039;s model explained - Biochar in the tropics, for climate and people, now." width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UEoGe_3amJY?start=11&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2. Sailcoop – <em>Mettez les voiles !</em></strong></h2>



<p>&nbsp;« <em>Ce qui importe, ce n’est pas d’arriver, mais d’aller vers </em>»… Les mots d’Antoine de Saint-Exupéry sonnent juste chez <a href="https://www.sailcoop.fr/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Sailcoop</a>, une coopérative de transport qui propose de se rendre en Corse à la voile. À croire ceux qui ont tenté l’aventure, le voyage faisait vraiment partie des vacances.</p>



<p>Ici on ne parle pas de prestation de transport mais plutôt d’une expérience de Voyage, comme on n’en vit plus depuis que le tourisme s’est massifié. « <em>Sailcoop s’inscrit dans cette tendance du slow-travel, avec l&#8217;envie de ne plus voir le transport comme un temps perdu mais comme faisant partie intégrante des vacances&nbsp;</em>» résume Yann Royer, directeur des affaires maritimes de Sailcoop. Alors certes, vous arriverez en Corse 1 jour après. Mais vous aurez vécu des émotions que beaucoup vont chercher très loin sans forcément les trouver. C’est un peu ça les vraies vacances, non&nbsp;?</p>



<p>Pour l’instant la jeune coopérative exploite (seulement) 2 voiliers sur la liaison Saint-Raphaël / Calvi, mais elle espère bien déployer son modèle pour proposer d’autres liaisons, pour relier par exemple les îles métropolitaines de la côte bretonne. Pour ce faire elle a lancé en juin une souscription&nbsp;pour l’aider à financer la construction d’une navette à voile de type catamaran d’une capacité de 80 personnes. Deux mois plus tard le bilan est carrément prometteur, puisque l’opération a permis de lever 360 000 euros auprès de 920 contributeurs, pour un objectif initial fixé à 200 000 euros.</p>



<p>On n’a pas parlé du prix&nbsp;: il y a moins cher, mais on parie que quand vous aurez vu des dauphins et d’autres animaux marins de près, en communion avec la nature, vous vous direz que ça valait bien ces quelques dizaines d’euros.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Sailcoop - Coopérative de transport de passagers à la voile. Et le voyage commence au bout du quai." width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/QnajPneiEkA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>3. Genesis – <em>Le Yuka des sols agricoles</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>Jusqu’à présent, quand on suspectait certains agriculteurs de polluer les sols et d’exposer la population à des risques sanitaires suite aux épandages, la réponse était souvent la même : «&nbsp;c’est maîtrisé&nbsp;». Et si vous aviez le malheur d’insister, on vous accusait volontiers d’agribashing. En fait, depuis que l’agriculture s’est industrialisée après les années 60, les rendements et la rentabilité l’emportent souvent sur toute autre considération, environnementale notamment. Mais désormais l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité bousculent l’ordre établi. L’entrepreneur Quentin Sannié l’a bien compris et lance <a href="https://www.genesis.live/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Genesis</a>, la première agence de notation qui évalue la santé écologique des sols cultivés.</p>



<p>Concrètement, la startup a mis au point un outil de mesure de l&#8217;impact environnemental des activités biosourcées (issues de l&#8217;agriculture) des entreprises qui exploitent les terres agricoles – agroalimentaire, cosmétique, biocarburants, etc. Le groupe LVMH a par exemple eu recours à eux pour vérifier la qualité de ses fournisseurs biosourcés en vin, parfum ou textile. </p>



<p>Le score Genesis,&nbsp;issu de prélèvements, est calculé à partir de 35 indicateurs des caractéristiques agronomiques de la terre, regroupés en trois indices&nbsp;: la biodiversité, le carbone et la pollution. Ça paraît évident, pourtant ça n’existait pas&nbsp;! Quand on sait que plus de la moitié des terres agricoles à travers le monde sont dégradées, il était temps de s&#8217;en préoccuper&#8230;</p>



<p><em>«</em> <em>Dès lors qu’on peut connaître son impact agricole sur l’environnement</em>,<em>&nbsp;on est plus à même de changer son comportement et d&#8217;arrêter de détruire ce qui nous fait vivre » </em>résume Quentin Sannié.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-774010" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-980x653.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis-480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Genesis.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Visuel : Genesis.</em></figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>4. Greehill – <em>Décrypter les arbres</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>On sait que les arbres sont nos alliés face au réchauffement climatique, mais ces êtres vivants, encore trop souvent considérés comme du mobilier urbain, conservent une grande part de mystère. <a href="https://www.greehill.com/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Greehill</a> lève une partie du voile en créant le jumeau numérique des arbres en ville. Le concept&nbsp;: une voiture scanne le patrimoine arboré de la ville grâce à une imagerie à 360° appuyée par la technologie Lidar et des images satellites. On parvient ainsi à lire la physiologie, les bénéfices écosystémiques, la localisation précise voire la valeur monétaire de chaque sujet. Ces précieuses informations permettent de garder un œil sur nos arbres, de planifier des interventions et de mesurer leur impact sur la vie urbaine. On sait par exemple qu’en cas de forte chaleur la température d’une rue arborée est abaissée de plusieurs degrés en comparaison avec une rue minérale. &nbsp;</p>



<p>Cette meilleure connaissance des arbres et des différentes essences permettra de mieux documenter leurs bénéfices concrets en ville, pour mieux les associer aux futurs chantiers de végétalisation et d’adaptation au changement climatique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="592" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-1024x592.png" alt="" class="wp-image-773776" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-1024x592.png 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-300x174.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-768x444.png 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-610x353.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-1080x625.png 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-1280x741.png 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-980x567.png 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil-480x278.png 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Greehil.png 1305w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo : Greehill</em></figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>5. Acwa Robotics&nbsp;– <em>Le sourcier 4.0&nbsp;</em></strong><em>!</em></h2>



<p>Près de la moitié de la population mondiale subit un stress hydrique «&nbsp;élevé&nbsp;» au moins un mois dans l’année et les pénuries d’eau devraient s’aggraver, relève un tout récent rapport du World Resources Institute. Dans un tel contexte, la priorité est à la sobriété des usages et à la préservation des ressources. Or la quantité d’eau gaspillée dans les réseaux de distribution donne le vertige. Rien qu’en France – plutôt bon élève en la matière – environ 1000 milliards de litres d’eau sont gâchés chaque année, soit l’équivalent de la consommation de 18 millions de personnes&nbsp;!</p>



<p>Face à ce challenge planétaire, la startup française <a href="https://www.acwa-robotics.com/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Acwa Robotics</a> a créé un robot explorateur révolutionnaire, baptisé «&nbsp;Pathfinder&nbsp;». Cet engin autonome bardé de capteurs et de caméras parcourt les canalisations enterrées à la manière d’une chenille afin de détecter et de prévenir les fuites d’eau. D’ici quelques années il devrait même être capable de réparer les fuites de l’intérieur. Créée en juillet&nbsp;2018 en Corse, l’entreprise a reçu nombre de prix d’innovation, notamment lors du CES de Las Vegas – le salon phare de la tech – où elle a remporté un &#8220;Best innovation Award&#8221; (catégorie Smart Cities). Actuellement en phase de test dans différents réseaux, notamment sur le Canal de Provence, les robots d’Acwa Robotics devraient être industrialisés à partir de la fin de l’année, pour un déploiement en France puis à l’étranger. Bref. Le succès s’annonce clair comme de l’eau de roche&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="436" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder.jpg" alt="" class="wp-image-773784" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder.jpg 1000w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder-300x131.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder-768x335.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder-610x266.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder-980x427.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Pathfinder-480x209.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pathfinder &#8211; Acwa Robotics</em></figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>6. Fève – <em>Placez votre épargne à la ferme</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>Cette startup bordelaise veut contribuer à la transition agroécologique en facilitant l’installation d’une nouvelle génération d’agriculteurs. Concrètement, les porteurs de projet se rendent sur <em><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.feve.co/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Grange</a></em>, la plateforme digitale de la startup, où ils peuvent déposer une demande de financement ou chercher une ferme à reprendre. Le système de location avec option d’achat mis au point par Fève leur permet de se lancer plus facilement, compte tenu du (trop) lourd investissement que représente l’achat classique d’une ferme.</p>



<p>Les investisseurs particuliers financent quant à eux ces exploitations en achetant des parts de la foncière solidaire créée par Fève. Le tout dans une vision de durabilité, puisque les agriculteurs doivent s&#8217;engager à respecter une charte agroécologique ambitieuse.</p>



<p>C’est bien vu, quand on sait que notre agriculture va nécessairement devoir se réinventer pour faire face aux futurs challenges, écologique d’une part – réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, contaminations causées par les pesticides – démographique d’autre part – 40% des agriculteurs partiront à la retraite d’ici 10 ans, avec le risque de voir disparaître des dizaines de milliers d’exploitations.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="580" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-1024x580.png" alt="" class="wp-image-773799" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-1024x580.png 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-300x170.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-768x435.png 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-610x346.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-1080x612.png 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-980x555.png 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve-480x272.png 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Feve.png 1248w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Projet d&#8217;installation présenté sur le site de Fève. </em></figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>7. Helios – <em>Une néobanque vraiment transparente</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>BNP Paribas a beau se présenter comme «&nbsp;<em>La banque d’un monde qui change</em>&nbsp;», la Société Générale vous proposer de «&nbsp;<em>Construire ensemble un avenir meilleur et durable</em>&nbsp;», le Crédit Agricole vous promettre d’«&nbsp;<em>Agir chaque jour dans votre intérêt</em>&nbsp;»… les faits sont têtus&nbsp;: l&#8217;empreinte carbone des six principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, La Banque Postale, Crédit Mutuel), issue de leurs activités de financement, représente, cumulée, près de huit fois les émissions de gaz à effet de serre de la France. En clair, «&nbsp;… <em>encore des paroles que tu sèmes au vent</em>…&nbsp;» Alors si comme notre regrettée Dalida vous voulez des actes, on vous présente <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.helios.do/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Helios</a>, une banque sans slogan qui la joue sobre mais efficace. Lancée en 2021, la start-up propose un compte courant et un compte d’épargne dont les dépôts financent uniquement des projets liés à la transition écologique, comme l&#8217;agriculture durable et le traitement des déchets. Dans cette logique de nombreux secteurs comme le charbon, l&#8217;extraction pétrolière, l&#8217;élevage intensif ou encore les pesticides chimiques sont exclus. Et contrairement aux banques classiques, Helios joue à fond la transparence : la destination des financements est intégralement publique. </p>



<p>Deux ans après sa création l’entreprise revendique déjà 50000 clients. </p>



<p>La banque d&#8217;un monde qui change ? Plutôt la banque qui change le monde.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="496" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-1024x496.png" alt="" class="wp-image-773812" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-1024x496.png 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-300x145.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-768x372.png 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-610x296.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-1080x523.png 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-1280x620.png 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-980x475.png 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios-480x233.png 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/Helios.png 1381w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em> Julia Ménayas et <em>Maeva Courtois</em>, co-fondatrices de Helios (rubrique &#8220;Nous connaître&#8221;, site web de Helios).</em></figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>8. La Vie – <em>Copains comme cochons</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>Vous trouvez les cochons attachants, vous savez qu&#8217;ils sont sensibles, intelligents, mais vous êtes tiraillé en vous remémorant cette raclette que vous aimez tant et ce slogan entendu depuis l&#8217;enfance : « tout est bon dans le cochon »&#8230; Et si, plutôt que d&#8217;arrêter le cochon, vous le remplaciez par un bon bacon végétal ? </p>



<p><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.laviefoods.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Vie</a>, jeune pousse française lancée fin 2021 a élaboré une recette 100% végétale qui semble faire de nombreux adeptes, puisque de Natalie Portman (qui a investi dans la startup) jusqu’à Burger King (qui les a mis au menu) en passant par les principales chaîne de grande distribution (où ils sont déjà référencés), leurs produits séduisent un large public. Un succès qui illustre une tendance forte en Europe : selon une étude du cabinet NielsenIQ, la nourriture végétale a battu un nouveau record sur le vieux continent en 2022, en générant 5,7 milliards d’euros de recettes, soit une croissance de 22% par rapport à 2020.</p>



<p>Il faut dire que ces nouveaux aliments ont des arguments de poids. Au-delà d’une empreinte carbone nettement allégée – La Vie annonce des émissions de CO2&nbsp;trois fois inférieures aux produits à base de porc – ce bacon végétal vous garantit ce qu’aucun cochon ne pourra jamais vous offrir, même avec toute la bonne volonté du monde&nbsp;: un score vert sur Yuka. En plus, on dit que c&#8217;est bon !</p>



<p>Alors les cochons… on est copains&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="647" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/02/LA-VIE.png" alt="" class="wp-image-1190167" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/02/LA-VIE.png 720w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/02/LA-VIE-300x270.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/02/LA-VIE-610x548.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2024/02/LA-VIE-480x431.png 480w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Nouveaux jambons&#8230; &#8220;pour les gens bons !&#8221; </em> (La Vie).</figcaption></figure></div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>9. Mycophyto – <em>Remplacer la chimie par les champignons</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>S’appuyer sur la nature pour développer des solutions efficaces et durables face au réchauffement climatique, c’est l’ambition de la biologiste Justine Lipuma, fondatrice de <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://mycophyto.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mycophyto</a>. La jeune pousse mise sur les associations naturelles qui existent entre les plantes et les champignons pour accroître la productivité agricole. Tout part de l’étude d’une symbiose présente à l’état naturel depuis 450 millions d’années&nbsp;: les champignons mycorhiziens présents dans le sol entrent en relation avec les plantes via le réseau racinaire et permettent ainsi de multiplier par 1000 la surface d’échange entre la plante et le sol. Mieux nourries et captant mieux l’eau présente dans le sol, les plantes se révèlent ainsi plus robustes face aux aléas climatiques et aux pathogènes. </p>



<p>Mycophyto a réussi à reproduire cette association et propose un cocktail de champignons adapté à chaque biotope. Pour ce faire la startup s’appuie sur une bio-banque issue de ses propres prélèvements et de séquençages des sols réalisés un peu partout en France, en Europe et aux Etat-Unis par différents programmes de recherche. L’intelligence artificielle intervient dans le processus pour composer le cocktail de champignon le plus adapté à la nature du sol. </p>



<p>Lauréate de nombreux prix d’innovation, cette solution permet de réduire les intrants et l’arrosage tout en augmentant les rendements de 30 à 40%.</p>



<p>La preuve que préservation de l’environnement et recherche de rendement peuvent aller de pair.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="571" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/MYCOPHYTO.png" alt="" class="wp-image-773845" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/MYCOPHYTO.png 670w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/MYCOPHYTO-300x256.png 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/MYCOPHYTO-610x520.png 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/MYCOPHYTO-480x409.png 480w" sizes="auto, (max-width: 670px) 100vw, 670px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>(Site Mycophyto)</em></figcaption></figure></div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>10. Cool Roof – <em>Quelques degrés en moins, d’un (simple) coup de ripolin</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>Pour se protéger des canicules tout en préservant l’habitabilité de la planète, il nous faut absolument trouver des alternatives à la clim, exemple parfait de mal-adaptation. Ça commence avec des solutions simples comme les toitures blanches, qui ont fait leurs preuves dans les pays du sud – on pense notamment aux Cyclades et leurs maisons typiques peintes en blanc.</p>



<p>Ce procédé ancestral aux vertus réfléchissantes bien connues, également développé sur les toits de New York depuis dix ans, a inspiré les fondateurs de la startup <a href="https://www.coolroof-france.com/fr/accueil/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Cool Roof</a>. Cette entreprise bretonne – primée au dernier salon VivaTech – a mis au point une peinture réflective contenant des coquilles d’huîtres broyées, permettant de faire baisser en moyenne de 5 degrés la température à l’intérieur des bâtiments, et réduisant jusqu’à 50% l’usage de la climatisation.</p>



<p>La solution s’applique sur tous types de revêtements, principalement les membranes bitumineuses posées sur les toits plats où la température s’envole en été. Et l’effet est spectaculaire, puisqu’on peut ainsi couper par deux la température&nbsp;à la surface du toit !</p>



<p>Côté investissement compter 20 à 25 euros fourni et posé par M2. Voilà qui ouvre de belles perspectives pour ce nouveau marché florissant, même s’il faudra sans doute encore un peu de patience pour observer un déploiement à très grande échelle, le temps que cette nouvelle esthétique s’impose dans les esprits – et dans les règles d’urbanisme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Frederic Lachèvre, vice-président associé chez Cool Roof" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-YyRhxrAgrE?start=39&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>11. Eolink – <em>Vive le vent marin</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>La France recèle un trésor encore largement sous-exploité&nbsp;: le vent&nbsp;! En particulier le long de ses côtes, sur les façades océanique et méditerranéenne. Plusieurs facteurs expliquent notre retard en matière de déploiement d’énergies renouvelables (ENR) et d’éolien en particulier&nbsp;: la part prépondérante du nucléaire dans notre mix énergétique et un déploiement des projets éoliens plus long et complexe que chez nos voisins européens, notamment en raison de vives oppositions – dans un sondage IFOP de 2021, 72% des personnes interrogées estimaient que l’éolien est une source de pollution visuelle et sonore pour les riverains, 68% qu’il impacte les paysages et dégrade le patrimoine français et 68% que les éoliennes en mer sont nocives pour les oiseaux, pour les milieux marins et pour la pêche.</p>



<p>Autant de freins qui devraient être levés par l’éolien flottant, qui présente le triple avantage de pouvoir être implanté plus loin des côtes que l’éolien «&nbsp;posé&nbsp;» – loin des yeux donc – là où les vents sont par ailleurs plus constants et l’impact sur les écosystèmes marins considérablement réduit.&nbsp;</p>



<p>Bien décidée à s’imposer parmi les leaders de ce nouveau segment porteur, l’entreprise brestoise <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://eolink.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eolink</a> s’est associée à l’École centrale de Nantes et à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour développer une éolienne flottante de nouvelle génération. De structure pyramidale, dotée de 4 mâts, plus légère et moins coûteuse à l’entretien que les éoliennes classiques pourvues d’un seul mât, l’éolienne Eolink vise une puissance de 20 MW. En attendant, la mise à l’eau&nbsp;d’un modèle de présérie d’une capacité de 5MW est&nbsp;prévue en 2024 à 20 km au large du Croisic, il subviendra à la consommation électrique annuelle de 7000 habitants. </p>



<p>Quant au potentiel, il est considérable. « <em>Les éoliennes flottantes pourraient subvenir à 50 % des besoins électriques de la France en couvrant seulement 3 % de notre espace maritime</em>&nbsp;» estime Alain Morry, le directeur commercial d’Eolink.</p>



<p>Espérons que l’État donne un vrai coup d’accélérateur au déploiement de cette énergie dont la compétitivité dépend des futures économies d’échelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Eolink" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/xWJZyHpiGX8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>12. Cearitis – <em>L’attrape mouche qui fait mouche&nbsp;</em></strong><em>!</em></h2>



<p>Marion Canale et Solena Canale Parola, cousines et cofondatrices de <a href="https://www.cearitis.com/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Cearitis</a>, sont petites filles d’oléiculteurs dans les Bouches-du-Rhône. Affectées comme beaucoup d’exploitations par le fléau de la mouche des oliveraies, les deux entrepreneuses ont développé une solution de biocontrôle qui consiste à déposer un répulsif sur les oliviers et à disposer des pièges contenant une solution attractive aux abords des parcelles. La solution, également applicable pour les cerises et d’autres fruits rouges attaqués par des mouches, affiche un taux d’efficacité de 90 à 95%. Voilà qui devrait lui ouvrir les portes d’un vaste marché – on estime dans le monde à 10 milliards de dollars les pertes qu’engendrent chaque année ces mouches sur les cultures – une fois la phase d’homologation (en cours) passée.</p>



<p>Cearitis est l’une des pépites du florissant secteur du biocontrôle, dopé par l’objectif d’une réduction de 50% de l’usage des pesticides dans l’Union Européenne d’ici 2030. Le biocontrôle consiste à remplacer les substances chimiques par des méthodes naturelles plus respectueuses de l’environnement et de la santé humaine. Ces méthodes sont logiquement associées à des pratiques agricoles plus durables, telle que l’agroécologie.<em>&nbsp;</em></p>



<p>D’après une récente étude de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, «&nbsp;<em>une sortie complète des pesticides chimiques est possible, sans réduire fortement la production agricole et sans avoir d’impact sur la balance commerciale de l’Union européenne (UE), tout en amortissant le poids climatique de l’agriculture et en restaurant la biodiversité.&nbsp;</em>»</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CEARITIS - Présentation de l&#039;entreprise" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/KYOiBpKDejg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>13. Ecodrop – <em>S’attaquer au chantier des déchets de chantier&nbsp;</em></strong><em>!</em></h2>



<p>Les décharges sauvages sont un fléau pour l’environnement et la collectivité, avec plus d’1 million de tonnes de déchets abandonnés illégalement chaque année dans l’hexagone – soit l’équivalent de 100 tours Eiffel (!) – générant un surcoût de 1,5 milliards d’euros pour la collectivité. Les nouvelles technologies comme la solution de détection des dépôts sauvages Vizzia – testée dans une quinzaine de communes –, associées à des peines plus dissuasives, semblent avoir un réel impact avec plus de 80% de baisse de dépôts sauvage constatés.</p>



<p>Mais arrêtons-nous un instant sur la startup <a href="https://www.ecodrop.net/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Ecodrop</a>, qui a voulu s’attaquer au problème des dépôts sauvages&nbsp;à la racine&nbsp;en proposant une solution pour la gestion des déchets de chantier.</p>



<p>L’entreprise – primée par l&#8217;Ademe et labellisé Greentech Innovation par le ministère de la Transition écologique – propose une solution clés en mains aux professionnels du bâtiment, agissant comme un intermédiaire logistique entre eux et les déchetteries professionnelles ou les recycleurs. Concrètement, la plateforme en ligne d’Ecodrop oriente les artisans vers une déchetterie partenaire et leur permet de commander une collecte de leurs déchets directement sur le chantier.</p>



<p>Bilan&nbsp;: 450 000 tonnes de déchets ont ainsi pu être traitées en 2022 dont 86&nbsp;% ont été valorisés. C’est encore peu comparé aux 40 millions de tonnes de déchets produits chaque année par le secteur du BTP, mais les perspectives sont prometteuses dans la mesure où la plateforme offre une solution aux 500 000 artisans du bâtiment jusqu’à présent peu pourvus en solutions de gestion et de tri des déchets.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SMART IMPACT - L&#039;invité de SMART IMPACT : Marie Combarieu (ecodrop)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/fy8_3H52FkM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>14. Moustache Bikes – <em>Le biclou qui défrise</em></strong> <em>!</em></h2>



<p>Lancée il y a plus de 10 ans dans les Vosges, <a href="https://moustachebikes.com/fr/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Moustache Bikes</a> n’est plus vraiment une startup, plutôt une entreprise établie, avec ses 200 salariés et ses 130 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022. Malgré cela l’esprit pionnier irrigue toujours cette entreprise qui fut la première en France à miser sur le vélo électrique. Pour preuve ils annoncent en cette rentrée le lancement du «&nbsp;J&nbsp;» (pour «&nbsp;un jour nouveau), un nouveau modèle entièrement made in France qui aura nécessité trois ans de R&amp;D. Une gageure, quand on sait que depuis près d’un demi-siècle l’hexagone ne compte plus un seul fabricant de cadre, l’industrie ayant été largement délocalisée en Asie.</p>



<p>L’entreprise offre ainsi un bel exemple de réindustrialisation, elle qui a vu dans les crises récentes un signal pour relocaliser sa chaîne de production. Et innover par la même occasion, en brevetant un nouveau procédé de fabrication du cadre qui permet notamment d’obtenir des finitions sans soudures. « <em>Il a fallu lever de nombreux obstacles techniques et multiplier les allers-retours avec nos partenaires usineur et fondeur (…) Nous avons eu recours au moulage en coquille par gravité pour obtenir deux pièces principales en aluminium : une pièce avant en forme de J et un bras arrière étudié pour intégrer le moteur électrique </em>», détaille Emmanuel Antonot, co-fondateur de Moustache Bikes, dans l’Usine Nouvelle.</p>



<p>Et l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. Espérant rapatrier un maximum d’étapes de fabrication dans un rayon de 1000 kilomètres, la prochaine étape sera vraisemblablement la peinture.</p>



<p>Cela donne certes un prix de vente plus élevé que les concurrents taïwanais, mais Moustache se place sur un segment haut de gamme où son savoir-faire fait des adeptes. Et il faut avouer que leurs vélos font rêver. Des vélos qui vendent du rêve… Décidément, les temps changent&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Je ne suis pas un vélo mais un Jour nouveau" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sFjBo0BObkY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>15. CarbOn – <em>C’est la Rénovation&nbsp;!</em></strong></h2>



<p>Le bâtiment représente 43&nbsp;% de la consommation énergétique annuelle française et génère 23&nbsp;% de nos émissions de CO2. En clair, c’est un éléphant dans la «&nbsp;transition écologique&nbsp;».</p>



<p>Face au chantier de rénovation énergétique qui s’annonce titanesque pour le secteur, beaucoup de bailleurs apparaissent dépassés, pressés par les nouvelles obligations environnementales en matière d’immobilier – le “décret tertiaire” paru en 2019 oblige désormais les immeubles tertiaires à réduire leur consommation de 40% à l’horizon 2030 – et la hausse des prix de l’énergie. Hadrien Flon&nbsp;et&nbsp;Stanislas de Gabrielli, deux anciens salariés d’Unibail – premier groupe coté d’immobilier commercial au monde – ont flairé l’opportunité.</p>



<p>Les deux entrepreneurs ont lancé <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://carbon.green/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CarbOn</a>, une solution clé en main pour rénover et réduire les factures d’électricité des bâtiments tertiaires. Concrètement, leur offre couvre l’audit, le choix des actions de transition énergétique, le suivi des travaux et de l&#8217;efficacité des rénovations sur la consommation énergétique, ainsi que le financement. Les propriétaires ont ainsi la possibilité d’échelonner le coût des travaux via un contrat de&nbsp;location-vente leur permettant d’amortir en partie la rénovation grâce aux économies d’énergie réalisées par la suite.</p>



<p>L’activité de cette startup lancée en avril 2022 démarre fort avec une dizaine de projets en cours et un partenariat de 25 millions d’euros conclu avec Tikehau Capital – un poids lourd de la gestion d’actifs – pour le financement d’un programme de rénovation énergétique de bâtiments tertiaires. L’investissement vise à faciliter l&#8217;adoption d&#8217;équipements de nouvelle génération dans des bâtiments énergivores. Il s&#8217;agit notamment de financer des groupes froids, des systèmes de chauffage, de ventilation, d&#8217;éclairage, de gestion technique du bâtiment et de panneaux photovoltaïques. Et ainsi économiser jusqu&#8217;à 60% de l&#8217;énergie consommée sur site.</p>



<p>Ça fait moins de bruit que <em>Dernière Rénovation</em>, mais c’est du concret.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-773967" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--1024x682.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--1536x1024.jpg 1536w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--1280x853.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--980x653.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn--480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/09/CarbOn-.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>L&#8217;équipe CarbOn (photo : Welcome to the Jungle)</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><em>Photo principale de l&#8217;article : Greehill.</em></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Vous allez aussi aimer :</h3>



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		<title>« On doit faire renaître notre capacité d’émerveillement face au vivant » Rozenn Torquebiau, autrice de livres pour la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislain Journé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 16:01:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autrice d’ouvrages pour la jeunesse sur le thème du vivant, Rozenn Torquebiau propose une approche singulière où l’apprentissage est fait d’émerveillement et de poésie. Dans son dernier livre « L’étonnante [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://leterrien.fr/inspirant/on-doit-faire-renaitre-notre-capacite-demerveillement-face-au-vivant-rozenn-torquebiau-autrice-de-livres-pour-la-jeunesse/">&lt;strong&gt;« On doit faire renaître notre capacité d’émerveillement face au vivant » Rozenn Torquebiau, autrice de livres pour la jeunesse&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://leterrien.fr">Le Terrien</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Autrice d’ouvrages pour la jeunesse sur le thème du vivant, Rozenn Torquebiau propose une approche singulière où l’apprentissage est fait d’émerveillement et de poésie. Dans son dernier livre <em>«</em> <em>L’étonnante vie des Plantes</em> <em>»</em>, co-écrit avec le botaniste Francis Hallé, cette ancienne institutrice offre une passionnante leçon de choses pour les enfants de 7 à 77 ans. Rencontre.</p>



<p>&#8211; <strong>Parler d’écologie aux plus jeunes en parlant des plantes plutôt que des animaux, c’est un pari audacieux&nbsp;!</strong></p>



<p>L’idée de ce livre est arrivée après<em> «&nbsp;Timili et la forêt des pluies&nbsp;»</em> publié il y a cinq ans, où il était déjà question des plantes, vues par une petite fourmi, Timili, qui se promène dans la canopée de la forêt tropicale sur une feuille de Salsepareille transformée en tapis volant&nbsp;! </p>



<p>De nombreuses découvertes sur les plantes ont été faites ces dernières années. On sait désormais que les plantes coopèrent entre elles, ont de l’odorat, de l’ouïe et bien plus. Il fallait absolument que nous parlions de cela avec Francis Hallé. C’est ainsi qu’est née notre coopération qui a abouti au livre <em>«</em> <em>L’étonnante vie des plantes »</em>, magnifiquement illustré des dessins de Francis. Donc oui, je confirme, on peut aussi bien parler du vivant avec les plantes qu’avec les animaux&nbsp;!</p>



<p><strong>&#8211; L’émerveillement, la poésie, sont très présentes dans ce livre, en même temps que la connaissance&#8230;</strong></p>



<p>Nous voulions amener les connaissances au fil d’une histoire, comme une pelote que l’on déroulerait avec plaisir. Montrer que dans un milieu naturel, il y a cette notion de plénitude, d’émerveillement ! Nous voulions exploiter ce sentiment-là. Même dans un livre scientifique il faut faire attention au style, à la beauté de la langue et des images, à la poésie même. Cela me fait penser à Francis Martin, un mycologue (expert des champignons) qui adopte un style très fluide et agréable qui fait que l’on a plaisir à lire même sur un sujet aussi complexe. C’est comme cela qu’il faut écrire si on veut pouvoir transmettre des connaissances au public. Nous avons veillé à éviter les mots alambiqués et à expliquer simplement les concepts compliqués. C’était un point de vigilance essentiel, notamment pour expliquer la photosynthèse.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-618427" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-1080x810.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-1280x960.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-980x735.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194-480x360.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5194.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>&#8211; <strong>Je crois que c’est grâce à votre livre que j’ai enfin compris ce concept (rire)</strong></p>



<p>Sur ce sujet il ne fallait pas se rater, car j’en ai lu des explications pas claires sur la photosynthèse ! On a donc fait très attention car tout découle de là. C’est LE processus qui est à la base de toute la vie sur terre, il fallait que les gens comprennent bien que les plantes se nourrissent d’eau et de gaz carbonique, grâce à l’énergie de la lumière, et que ce faisant, elles captent le carbone, libèrent de l’oxygène et de la vapeur d’eau, ce qui fait qu’elles sont à la base de tout ce qui nous est nécessaire : l’oxygène, la captation du gaz carbonique, la génération de la pluie et bien sûr la nourriture !</p>



<p>&#8211; <strong>Où avez-vous développé cette passion pour les plantes&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me vois encore petite au milieu des fleurs plus grandes que moi. C’est un univers dans lequel j’ai toujours baigné et je me suis passionnée très tôt pour les plantes médicinales. Je n’ai pas fait d’études scientifiques, j’ai principalement appris sur le terrain et en lisant. Nous avons eu la chance de beaucoup voyager – en Indonésie, au Kenya et en Afrique du Sud notamment – et d’aller à la rencontre de peuples qui entretiennent un lien intime avec la nature.</p>



<p>Je dois dire que j’ai été autant fascinée par les plantes que par les êtres humains, en particulier les peuples premiers.</p>



<p>&#8211; <strong>Y-a-t-il un peuple qui vous a plus marqué dans son rapport à la nature&nbsp;?</strong></p>



<p>Ces peuples premiers justement, que l’on appelle aussi les peuples racines, en particulier les&nbsp;Bushmen d’Afrique du Sud, quasiment éradiqués, qui pourraient être les plus proches ascendants d’Homo-sapiens. Des humains infiniment respectueux du vivant. Ils n’ont pas le même rapport de possession et de main mise sur l’environnement que nous. C’est une rencontre qui m’a énormément marquée et inspirée.</p>



<p>J’ai aussi été impressionnée par les Indonésiens de Java. Malgré une densité de population très élevée j’ai observé à Java une remarquable gestion de l’environnement et en particulier de l’eau, dans les rizières notamment, via des réseaux de canaux très ingénieux. La gestion collective de l’eau est civilisatrice.</p>



<p>&#8211; <strong>En 2023, transmettre la connaissance sans effrayer en matière d’écologie, c’est une gageure. Vous avez trouvé la ligne de crête&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, j’essaie. Je suis très vigilante là-dessus car je sais que pour que les gens se mettent en mouvement dans le monde, ils doivent avoir le sentiment qu’ils peuvent agir quelque part. Je suis consciente des difficultés, je suis forcément un peu inquiète aussi, mais je ne laisse pas cette inquiétude prendre trop de place en moi sinon je ne pourrais plus agir. Faire quelque chose de positif, ça aide à vaincre l’éco-anxiété. Quand j’anime des visioconférences sur la forêt en libre évolution (au sein de <a href="https://www.foretprimaire-francishalle.org/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">l’Association Francis Hallé pour la Forêt Primaire</a>),&nbsp;je parle de la forêt naturelle et de son fonctionnement extrêmement complexe et efficace.&nbsp;J’explique qu’un jardin, un coin de cour d’école ou une haie laissés en évolution libre peuvent déjà être un magnifique terrain d’observation et d’expérience.</p>



<p>On commence à réaliser que pour que le monde aille mieux, il faut <a href="https://leterrien.fr/focus/laisser-faire-la-nature-pour-sortir-de-limpasse-climatique/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">laisser la nature fonctionner toute seule</a>. Le message commence vraiment à imprimer, c’est très encourageant.&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>Il y a certes un regain d’intérêt autour du vivant et des arbres en particulier, mais soyons honnêtes, beaucoup de gens sont encore loin de s’y intéresser…</strong></p>



<p>C’est certain, on part de très loin en matière de connaissance du vivant. Nos modes de vie nous en ont éloigné.. Mais ça reste un défi passionnant de sensibiliser le public au vivant. Quand je vois les yeux d’une personne s’illuminer parce qu’elle a compris comment fonctionne une forêt, quel bonheur&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-618421" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-1024x768.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-300x225.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-768x576.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-610x458.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-510x382.jpg 510w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-1080x810.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-1280x960.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-980x735.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191-480x360.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/06/IMG_5191.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Bibliographie</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Derrière la paroi, 2014, éditions Planète Rêvée</li>



<li>Le rêve de Nasha, 2014, éditions Planète Rêvée</li>



<li>Le tableau magique de Tanzanie, 2008, éditions L’Harmattan</li>



<li>Le secret du tableau magique de Tanzanie, 2017, éditions L’harmattan</li>



<li>Timili et la forêt des pluies, 2018, éditions Museo</li>



<li>L’étonnante vie des plantes, 2021, Actes Sud Junior.</li>
</ul>



<p></p>



<p><em>Photo principale :  Rozenn Torquebiau explique aux étudiants de la Faculté d&#8217;Éducation de Montpellier comment transcrire les concepts dans une fiction pour enfants (album « Timili et la forêt des pluies »). Crédits / Valérie Delebecque.</em></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>« La permaculture, ça rend heureux ! » une novice raconte son stage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Laure Felix]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 12:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspirant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Format]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’été dernier, j’ai suivi un stage en permaculture et design organisé par l’association La Graine Indocile en Corrèze. Douze jours pour aborder la permaculture au jardin (mais pas seulement), au [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’été dernier, j’ai suivi un stage en permaculture et design organisé par l’association <em><a href="http://www.lagraineindocile.fr/p/qui-sommes-nous_85.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">La Graine Indocile</a> </em>en Corrèze. Douze jours pour aborder la permaculture au jardin (mais pas seulement), au sein d’une collectivité autogérée, en mode camping nature.</p>



<p>Aujourd’hui établie à Zurich où je vis depuis six ans, je suis une citadine dans l’âme, ayant grandi à Toulouse avant de monter à Paris pour y travailler dans la finance. Pas fan des insectes par ailleurs, tout ça pour dire que je ne corresponds pas trop à l’idée qu’on se fait d’une permacultrice.</p>



<p>On peut toutefois être citadin et aimer la nature, travailler dans une banque et s’intéresser à l’écologie, donc à la permaculture. Ma «&nbsp;sensibilité écologique&nbsp;» est sans doute née au cours de mon enfance à Toulouse, dans la maison de ville avec jardin où je vivais avec mes parents et mon frère. À cette époque on ne théorisait pas sur l’écologie, on la pratiquait au quotidien sans que cela tienne d’un quelconque effort ou sacrifice, plutôt du bon sens et de l’amour des bonnes choses. Certes, nous faisions nos courses au supermarché – génération des années 80 oblige – mais surtout au marché, invariablement tous les samedis, comme le faisaient avant nous nos grands-parents. Nous cuisinions ainsi frais, local et de saison.</p>



<p>C’est une fois arrivée en Suisse que j’ai compris que ce qui m’avait le plus manqué pendant mes études et ces dix ans de vie active à Paris &#8211; sans forcément que je m’en rende compte à l’époque d’ailleurs &#8211; c’était la nature. Je me suis alors empressée d’aménager un mini potager sur mon balcon pour cultiver quelques légumes et herbes aromatiques, avec un succès mitigé je l’avoue, mais surtout une énorme envie d’aller plus loin, d’où ce stage.</p>



<p>Si ma première approche de la permaculture s’est faite avec le potager, j’ai vite compris que cela allait bien au-delà. En effet, la permaculture est une éthique qui implique de prendre soin des hommes et de la terre, produire et partager équitablement les ressources. Cela signifie s’intéresser à l’(éco)habitat, à l’eau, à la terre, aux plantes, à l’énergie, à la gestion des déchets, aux hommes… mais surtout à la relation entre tous ces éléments. C’est ce qu’a théorisé Bill Mollison<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>, considéré comme le père fondateur de la permaculture, lorsqu’il a donné son premier cours de design en permaculture en 1981, repris depuis dans tous les stages estampillés « permaculture et design&nbsp;» comme celui que j’ai suivi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Surtout n’imaginez pas des vacances&nbsp;! </strong></h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-555783" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-1024x683.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-300x200.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-768x512.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-610x407.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-1080x720.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-1280x853.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-980x653.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1-480x320.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG_3779-1.jpg 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Anne-Laure, très concentrée. Crédit : David Bricout. </em></figcaption></figure>



<p></p>



<p>Jusque-là, je me suis dit que j’allais gérer sans aucun problème&nbsp;: j’adore apprendre et la perspective de planter et manger mes propres légumes au retour du stage était hyper motivante. En revanche, je n’étais pas trop sûre de moi concernant le volet «&nbsp;communauté autogérée en camping sauvage&nbsp;». Enfin sauvage, n’exagérons rien, c’était du camping en tente ni plus ni moins. Mais qui dit camping dit créatures rampantes et volantes, et pire en ce qui me concerne, les araignées. C’est ça, pour moi, qui aura été le plus gros challenge du stage !</p>



<p>Le groupe se composait d’une quinzaine de personnes issues de tous les horizons, tous âges confondus. Le premier jour nous nous sommes présentés et avons expliqué à tour de rôle ce que nous attendions du stage. Certains avaient un projet concret d’installation pour lancer une activité de maraîchage ou une production autonome, d’autres voulaient approfondir leurs connaissances et techniques au jardin. Pour ma part, si j’avais effectivement l’idée d’apprendre à faire un potager digne de ce nom, je crois que je voulais aussi vivre une expérience humaine, quelque chose de radicalement différent de ce que j’avais fait jusqu’à présent, en ville et au bureau où – osons le dire – le sens et le concret manquent parfois cruellement.</p>



<p>Ces belles aspirations ont finalement été balayées dès les premiers jours, quand je me suis demandé si j’allais tout simplement arriver jusqu’au bout du stage. Parce que les araignées je les ai vues tout de suite (elles étaient énormes), parce qu’on était en pleine canicule et que nous allions vivre dehors les deux prochaines semaines. Je me suis sérieusement demandé si j’allais tenir, moralement, mais aussi physiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&#8217;expérience de la collectivité autogérée, en mode camping nature</h3>



<p>La vie s’est rapidement organisée pour notre groupe nouvellement formé autour de la logistique et des cours. Tous les participants à une exception près dormaient sur le terrain, en tente ou en camping-car. Le lieu de vie communautaire était organisé autour de la grange et d’une cuisine extérieure adossée à celle-ci. Hormis un point d’électricité alimenté par un panneau solaire – suffisant pour recharger nos portables et éclairer la terrasse et la grange le soir – il n’y avait pas d’autres sources d’énergie. Ici, pas de frigo&nbsp;! Mais puisque nous avons adopté un régime végétarien nous n’avions pas beaucoup de produits à conserver au frais, donc deux glacières avec pains de glace ont fait l’affaire. L’eau était puisée directement de la source située sur le terrain et filtrée quotidiennement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-1024x461.jpg" alt="" class="wp-image-555774" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-1024x461.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-300x135.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-768x346.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-1536x692.jpg 1536w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-610x275.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-1080x487.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-1280x577.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-980x441.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738-480x216.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_083738.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p>Pour la douche, située derrière le coin cuisine – parfait pour discuter avec les collègues en charge de la vaisselle – l’eau était chauffée dans des poches solaires. Les toilettes sèches, situées dans la grange et derrière la serre, complétaient l’installation sanitaire, produisant leur compost spécifique. Pour ne pas perturber l’équilibre et la biodiversité sur le terrain, l’eau de la douche et de la vaisselle s’écoulaient dans une phytoépuration<a id="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>. Bien entendu shampooing et liquide vaisselle se devaient d’être bio. Les déchets de cuisine partaient au compost et les noyaux des fruits étaient revalorisés directement sur le terrain pour constituer une forêt comestible. L’idée était de faire avec ce que l’on avait à disposition localement et de réutiliser autant que faire se peut afin de limiter au maximum notre empreinte écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-1024x461.jpg" alt="" class="wp-image-555781" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-1024x461.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-300x135.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-768x346.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-1536x692.jpg 1536w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-610x275.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-1080x487.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-1280x577.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-980x441.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122-480x216.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_084122.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Chaque jour l’un d’entre nous était désigné responsable d’une thématique sur le terrain – eau, toilettes, animaux, cuisine etc… – assisté par des volontaires. Très rapidement tout le monde était motivé pour à peu près tout, rendant les tâches assez légères finalement. Nos journées s’achevaient par la joyeuse préparation collégiale de nos dîners. Les fruits et légumes, tous issus du potager et du verger ou de producteurs environnants, étaient délicieux (comprendre&nbsp;: ils avaient du goût). Les œufs nous étaient fournis par les poules et les canards présents sur la ferme, les aliments secs par des épiceries bio de la région. Le principe&nbsp;: préparer un dîner en se renouvelant chaque soir et en réutilisant, s’il y en avait, les restes de repas précédents. Moi qui ne suis pas végétarienne, et donc pas très inspirée pour des menus sans viande ou poisson, j’ai vraiment été impressionnée par notre capacité à cuisiner chaque soir quelque chose de différent, grâce aux apports et connaissances de chacun.</p>



<p>Questions logistiques mises de côté, les journées s’organisaient autour des cours – fondamentaux de la permaculture, botanique, eau, corridors écologiques, design, pour ne citer que quelques thèmes – dispensés dans la grange, le potager ou à l’ombre de la forêt quand il faisait vraiment trop chaud. Il y avait ensuite la pratique – entrainement à la greffe, réalisation d’un compost thermique, récupération de semences, plantations de semis, constructions en terre-paille et j’en oublie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-1024x461.jpg" alt="" class="wp-image-555780" srcset="https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-1024x461.jpg 1024w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-300x135.jpg 300w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-768x346.jpg 768w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-1536x691.jpg 1536w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-610x275.jpg 610w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-1080x486.jpg 1080w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-1280x576.jpg 1280w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-980x441.jpg 980w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423-480x216.jpg 480w, https://leterrien.fr/wp-content/uploads/2023/03/20220813_085423.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Entre la colonie de vacances et le think tank écologique</h3>



<p>La deuxième semaine, un peu plus experts que la première, on nous a confié une mission&nbsp;: réaliser le design des terrains de trois porteurs de projets. Design que nous devions présenter le dernier jour du stage, dans une ambiance conviviale et détendue, pour certains en chansons, pour d’autres en costume, avec ou sans powerpoint !</p>



<p>Jamais je n’aurais pu imaginer que ce stage serait une expérience si enrichissante, sérieuse et drôle à la fois, intense mais aussi relaxante, difficile et libératrice. À mi-chemin entre la colonie de vacances et le think tank écologique.</p>



<p>Non, un tapis de sol n’est en aucun cas satisfaisant pour dormir pendant deux semaines (en tout cas pas pour moi). Oui, j’ai cru que j’allais mourir de chaud et jeter l’éponge face à tous ces arthropodes (huit pattes et plein d’yeux, vous voyez&nbsp;?) qui cohabitaient avec nous jusque dans l’intimité de la cuvette des wc… </p>



<p>Mais en définitive j’ai non seulement trouvé dans ce stage ce que j’étais venue y chercher – une formation sur le potager «&nbsp;écologique&nbsp;» – et bien plus encore.</p>



<p>Ce que j’en retiens avant tout, c’est que la permaculture n’est pas un «&nbsp;truc&nbsp;» de hippie-bobo-éco-terroriste-zadiste, comme certains détracteurs qui n’y connaissent rien voudraient nous le faire croire, c’est juste la base. C’est apprendre à (ré)observer la nature et reproduire ce qu’elle nous a appris. C’est recréer du lien avec des gens qu’on n’imaginait pas connaître et qui dans mon expérience se sont révélés extraordinairement bienveillants. C’est se (re)trouver soi-même et redécouvrir des sensations et des capacités que l’on avait oubliées, ou que l’on croyait perdues. Et c’est surtout une formidable bouffée d’optimisme, puisque c’est entrevoir qu’une régénération de la terre – et des relations humaines – est possible, que des gens sont en train de réaliser des actions concrètes en ce sens, avec de vrais résultats à la clé.</p>



<p>Même si cela n&#8217;est certainement pas suffisant compte tenu de l’état du monde et de l’urgence écologique, ça rend heureux et c’est déjà pas mal.</p>



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<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Chercheur, auteur, scientifique, professeur et biologiste Australien, connu pour avoir développé et promu la théorie et la pratique de la permaculture, une agriculture permanente, avec son étudiant David Holmgren.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> La phytoépuration est un processus d’épuration par les plantes. Elle fait appel aux bactéries présentes dans les systèmes racinaires des plantes pour épurer l’eau.</p>



<p></p>



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