Laisser faire la Nature pour sortir de l’impasse climatique

jeudi 20 août 2020

Les naturalistes Gilbert Cochet et Béatrice Kremer-Cochet parcourent l’Europe pour rendre compte de l’évolution de nos écosystèmes. Ils viennent de publier L’Europe Réensauvagée, puissant plaidoyer pour la restauration d’espaces naturels en libre évolution. Ils nous livrent leur analyse du nouvel épisode de sécheresse historique que nous traversons et nous expliquent pourquoi nous devons nous appuyer sur les forêts et les océans pour trouver des solutions efficaces face à la Crise climatique. Interview réalisée pour Le Terrien et l’association Francis Hallé pour la Forêt Primaire.

Quelle lecture faites-vous de cette nouvelle période de sécheresse exceptionnelle ?

Gilbert Cochet

Gilbert Cochet – C’est la confirmation du changement climatique global. Nous allons avoir des précipitations globalement plus importantes mais sous forme de cyclones et d’événements météorologiques violents, tandis que dans d’autres zones les manques d’eau vont être cruels. Le climat est lié aux courants océaniques et ces courants sont perturbés par le réchauffement climatique. L’ouest de la France bénéficie du courant chaud du Golf Stream qui pourrait disparaître et paradoxalement créer un refroidissement dans le futur. Il va y avoir des situations paradoxales. On observe, c’est nouveau, des mouvements atmosphériques très intenses et rapides avec des basculements de masses d’air sur seulement quelques heures. Les températures connaissent des variations surprenantes parfois sur seulement 24H.

Le mois de juillet 2020 aura ainsi été le plus chaud de tous les temps, de même que l’année 2020 sera plus chaude que l’année 2019 qui était déjà l’année la plus chaude de tous les temps. Nous observons une accélération et un emballement inquiétants des changements climatiques.

On est dans l’inconnu ?

Absolument, nous sommes sortis du connu. On est embarqués dans un train qui va à une vitesse folle et qu’on ne maîtrise plus, avec des boucles de rétroaction positives : plus vous chauffez avec les émissions de gaz à effet de serre, plus les surfaces de glace qui renvoient la lumière rétrécissent, entraînant un réchauffement des océans et ainsi de suite…

Il faut inverser les boucles de rétroaction en refaisant fonctionner les grands cycles de la nature à l’échelle planétaire. Uniquement ainsi, nous pourrons restaurer et remettre en place des dynamiques extrêmement puissantes. Pour cela il faudra s’appuyer sur les deux grandes fonctions que jouent les océans et les forêts. Surtout, il va falloir réapprendre le rôle contemplatif.

Vous qui observez la nature et en particulier les zones montagneuses, qu’est-ce qui vous frappe le plus dans ce changement climatique ?

GC – Chez nous dans le Vercors on remarque que des espèces d’arbres montagnards remontent à l’étage supérieur subalpin sous l’effet du réchauffement climatique. On voit ainsi des hêtres et des sapins blancs pousser sous les pins à crochets, une espèce typique de l’étage subalpin. Ce phénomène s’observe partout.

Ailleurs, et notamment en milieu méditerranéen, on constate également le retour des forêts dans des zones anciennement réservées au pâturage. Dans ces zones où les animaux domestiques ne vont plus, en particulier dans les espaces naturels protégés, le retour de la forêt est à l’origine d’un microclimat plus frais et plus humide. Ainsi, de manière surprenante, des espèces montagnardes comme le hêtre et le sapin s’installent au fond des gorges de l’Ardèche au milieu des chênes verts caractéristiques du climat méditerranéen.

On comprend dès lors le rôle clé des forêts dans la régulation du climat !

« Sous les arbres se crée un microclimat frais et humide. En période de canicule, les sous-bois sont de véritables refuges. »

Gilbert Cochet.

Béatrice Kremer-Cochet – Les arbres jouent également un rôle essentiel dans l’épuration de l’eau puisqu’ils la filtrent naturellement en absorbant les ions minéraux (nitrates, phosphates…). Pour cette raison il faut absolument préserver les forêts implantées le long des cours d’eaux. Ainsi à Munich en Allemagne, ville située au pied des Préalpes bavaroises, il y a en amont de la ville beaucoup de forêts avec très peu d’installations humaines. L’eau située dans le bassin versant est donc filtrée naturellement et n’a quasiment pas besoin de traitements avant d’arriver dans les robinets des munichois. En conséquence elle y est très peu chère, environ 1,72 euros le m3 contre 4 euros en moyenne en France ! Aux États-Unis, les villes de New York et de San Francisco font pareil.

« La forêt fait le travail d’épuration de l’eau, gratuitement. »

Béatrice Kremer-Cochet.
Béatrice Kremer-Cochet

L’arbre, garant des ressources hydriques

L’arbre va puiser une partie de l’eau par ses racines et la restituer par évapo-transpiration. Il recrée ainsi un microclimat humide essentiel pour lutter contre la sécheresse. La désertification est donc la conséquence directe de la déforestation, il suffit de voir l’exemple du sud-est de l’Espagne où la forêt a été largement rasée pour le pâturage et les cultures depuis l’époque des phéniciens. Parallèlement, progressivement toute la matière organique créée par la forêt est partie, laissant place à de vastes zones arides.

GC – Il y a d’abord la forêt, puis le pâturage, le désert et enfin les archéologues… l’histoire est la même sur toute la planète ! Les américains disent que l’homme ne sait pas faire confiance en la nature, qu’il veut tout gérer. Il se prépare un dur labeur !

« Comme nous sommes des imbéciles industrieux, il faut qu’on gère alors que la forêt fait tout, y compris de l’eau propre ! Mais on préfère la salir pour la rendre propre ensuite. »

Gilbert Cochet.

BKC – heureusement il y a une véritable prise de conscience et de plus en plus de gens veulent inverser ce processus.

GC – Sans arbres, l’eau ruisselle et ne va pas pénétrer. La forêt permet de capter l’eau qui s’infiltre grâce aux racines. C’est une véritable tuyauterie vers le bas qui guide l’eau vers les nappes phréatiques. Dans ce cycle l’eau est ensuite restituée par évapotranspiration et dans les zones tempérées, 50% de l’eau qui tombe sous forme de pluie vient de la forêt, allant même jusqu’à 80% dans les zones tropicales. En Afrique par exemple, sur certaines vues satellites la forêt est recouverte d’un épais manteau de nuages.

Avec le réchauffement climatique qui surprend par sa rapidité, on observe beaucoup d’arbres morts… Est-ce que nos forêts vont bien ?

GC – On assiste à une mortalité un peu partout à des degrés divers, mais il est difficile de faire la part des choses même si le changement climatique a un rôle évident. On a effectivement vu disparaître beaucoup de pins suite aux sécheresses répétées et il y a beaucoup de parasites qui profitent des arbres affaiblis… c’est un phénomène multifactoriel. Néanmoins dans le Vercors du sud où nous étions encore hier, il y a cette magnifique forêt qui engloutit tout. Là où la forêt évolue naturellement la bonne santé est là, globalement. Malgré la part morte qui a toujours existé à des degrés divers.

BKC – Il est vrai que dans un cycle normal les parasites sont tués par les gelées au moment de l’hiver, or avec les hivers doux que nous avons eus ces dernières années, leur mortalité est moindre et il y a clairement un double phénomène.

Lisière de forêt en Saône-et-Loire, début août. Affaiblis par la sécheresse, les arbres perdent leurs feuilles prématurément.

Concernant les arbres morts, ils jouent un rôle important même si les gens ont envie de les prélever pour « faire propre ». Un arbre mort peut parfois rester sur pied un siècle et offrir le gîte et le couvert à de nombreuses espèces. Certains insectes xylophages vont ainsi consommer le bois mort, des oiseaux comme le Pic ou la Sittelle mangent leurs larves. Les pics y creusent des trous qui serviront de nichoirs pour d’autres espèces d’oiseaux comme certaines chouettes ou les mésanges, de même que pour des mammifères comme les martres ou les chauve-souris. Il y a toute une vie qui s’installe, sans même parler du développement des champignons sur ces végétaux morts…

GC – On estime généralement le volume du bois mort à l’hectare. Dans les forêts françaises on a quelques dizaines de m3 de bois mort à l’hectare tandis que dans des forêts laissées en libre évolution on peut avoir jusqu’à 200 m3 à l’hectare. C’est énorme quand on pense que chez nous, nous n’avons parfois même pas ce volume en bois vivant !

On dit volontiers que la forêt se porte bien car sa surface est en expansion. Mais quand il s’agit de plantations comme celles qu’on observe dans le Morvan où on plante des rangées rectilignes de sapins de Noël, peut-on encore parler de forêt ?

BKC – Absolument pas, ce sont des plantations d’arbres. Ceci étant dit, dans la croissance globale annuelle des forêts il n’y a que 15 % de plantations, pour le reste il s’agit de régénération spontanée à la faveur du recul des activités agricoles dans certaines zones déshéritées. Globalement il y a beaucoup d’endroits en France où ces activités agricoles ont cessé depuis un demi-siècle et les pins s’y développent, avant les chênes ou les hêtres, les sapins blancs et d’autres espèces.

Vous dites qu’il n’y a que 1% du territoire protégé alors qu’on entend parler d’une surface de 30%. Où se situe la vérité ?

BKC – Le problème est qu’en France nous avons un millefeuille de zones dites protégées mais à des degrés divers. Aussi, quand le Président de la République annonce triomphalement la création de 2 Parcs naturels régionaux, rappelons qu’il ne s’agit pas de zones de libre évolution de la nature. Ils favorisent un développement économique et social avec une gestion humaine respectueuse du patrimoine naturel, culturel et paysager, dans la mesure du possible…

Par exemple, dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche, on vise une agriculture 100% biologique. Il y a donc une activité humaine et des prélèvements, ce sont principalement des zones agricoles avec des « patchs » plus sauvages.

Le parc naturel régional est compté dans ces espaces « protégés » mais il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de zone de libre évolution, c’est l’homme qui décide de ce qu’elle va devenir. La chasse n’y est pas toujours interdite, loin s’en faut ! Autre exemple, le parc national des Calanques bénéficie d’un cœur marin de 40 000 hectares où seuls 4 000 hectares sont protégés des prélèvements. Autrement dit un pourcentage dérisoire !

GC – Le 1% n’est en réalité que le cœur des parcs nationaux, les réserves biologiques intégrales de l’ONF et les réserves naturelles (il y en a environ 300 en France). Si on fait la totalité, on arrive à 1%. Sur la plupart des réserves naturelles qui entrent dans ce 1% on prélève, on coupe les arbres, on chasse et il y a même du pâturage. Si on se concentre sur les zones de protection intégrale en libre évolution, présentes dans certains parcs nationaux avec des résultats extraordinaires en densité du vivant, on tombe à 0,2% du territoire. C’est anecdotique.

A quoi servent les zones véritablement protégées des activités anthropiques ?

BKC – On parle des réserves biologiques intégrales ou des zones de libre évolution. Celle des hauts plateaux du Vercors est remarquable à ce titre. C’est la plus grande, avec environ 2 200 hectares où on ne coupe pas, on ne pâture pas et on ne chasse pas.

Hêtraie-sapinière sur lapiez (formation géologique créée par le ruissellement des eaux de pluie) dans le Vercors.

Ces réserves biologiques intégrales ont été créés par l’ONF (Office National des Forêts), ce sont des patchs témoins pour voir comment la forêt évolue naturellement. On s’en inspire par la suite pour savoir par exemple quelles espèces implanter dans les zones sylvicoles pour s’adapter au changement climatique. Ces zones auxquelles on ne touche pas sont absolument essentielles puisque la Nature y fait de la R&D, comme elle sait si bien le faire depuis 4 milliards d’années. Elle y supprime impitoyablement ce qui ne marche pas, par conséquent dans ces espaces nous avons uniquement ce qui fonctionne bien naturellement, sans intervention humaine. Ce sont des modèles. L’homme peut y pénétrer, mais furtivement, en observateur non invasif ou en contemplateur.

Il faut étendre ces zones, car pour qu’elles fonctionnent il faut qu’elles couvrent une grande surface et qu’elles soient connectées entre elles.

« Depuis 4 milliards d’années, la Nature fait de la R&D. Et elle s’en sort très bien toute seule ! »

Béatrice Kremer-Cochet.

Vous pensez qu’il serait possible d’agrandir ces espaces protégés dans un pays comme la France ?

BKC – Oui mais cela implique plusieurs choses à commencer par maîtriser notre démographie et adopter un changement dans les pratiques agricoles, un changement déjà à l’œuvre avec le développement de l’agroécologie qui permet de cultiver en ayant plus de rendement sur des plus petites surfaces sans être nuisible à l’environnement. Dans cette logique, en réduisant les superficies agricoles, nous pourrions libérer de l’espace pour le restituer à la nature.

GC – En montagne il y a des potentialités exceptionnelles, on pourrait tout à fait agrandir les zones protégées existantes. Ainsi, dans les Alpes, entre la Vanoise et les Écrins, la place est libre pour un nouveau parc national que l’on pourrait appeler « Cerces-Mont Thabor ». On pense également au Vercors et aux Pyrénées. Ces sites prestigieux ont vu le retour des grands prédateurs comme le loup, le lynx et l’ours, mais aussi des grands rapaces comme le gypaète barbu et le vautour fauve. Pour les bénéfices écologiques bien-sûr, mais aussi économiques ! À Yellowstone aux États-Unis le loup rapporte plus de 40 millions de dollars par an pour la seule observation… C’est une forme d’écotourisme très rentable.

En Suisse, le parc national a été créé en 1914 sur 17 300 ha. Protégé en pleine naturalité, il n’abrite pas de troupeau domestique. Les ongulés sauvages entretiennent gratuitement les prairies. Ainsi, grâce aux cerfs, aux chamois et aux bouquetins présents en densité naturelle, il n’y a pas de “fermeture du milieu” et orchidées et papillons animent ces pâturages sauvages. Sans entretien, la nature offre un spectacle permanent et varié où règnent la diversité, l’abondance et la proximité. Et, cerise sur le gâteau, les retombées économiques sont remarquables : chaque hectare du parc national rapporte plus de 1 000 euros par an. Avec la nature, moins on travaille et plus on gagne !

Par ailleurs, des zones alluviales avec un fonctionnement presque naturel existent encore dans notre pays et mériteraient d’être protégées. Ainsi le val d’Allier, le val de Loire et la plaine alluviale du Doubs devraient être classés en parc national. S’agissant du domaine public fluvial, cette protection pourrait se concrétiser très rapidement.

« Dans les zones protégées, les ongulés sauvages devraient se compter par milliers. »

Gilbert Cochet.

L’idée d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest – que vous soutenez aux côtés du botaniste Francis Hallé – serait un peu une cathédrale de la Nature ?

BKC – Le projet d’une grande forêt primaire défendu par Francis Hallé est révolutionnaire car il vise à recréer une forêt primaire en plaine tandis que nous concentrons plutôt notre action sur des zones de montagne moins colonisées. Nous rachetons des terrains pour les ré-ensauvager alors que Francis Hallé voudrait transformer des forêts domaniales de basse altitude en sanctuaires pour les laisser en libre évolution. Les contours précis sont encore en réflexion mais cette démarche audacieuse est complémentaire avec celle que nous avons déjà entreprise.

Le botaniste Francis Hallé dénonce la confusion entre forêts et plantations d’arbres. Il milite, avec son association, pour la création d’une grande forêt primaire en Europe de l’Ouest.

La dimension européenne du projet de forêt primaire est fondamentale, car plus on favorise les synergies entre les zones protégées de différents pays, plus on les agrandit et plus on facilite les déplacements d’espèces et les repeuplements. Il existe d’ailleurs déjà des zones protégées à l’échelle européenne avec des parcs transnationaux comme le parc national suisse en jonction avec le parc national du Stelvio en Italie. On pense également au parc du Grand Paradis en Italie qui à l’origine était une réserve de chasse pour préserver les derniers bouquetins des Alpes. Ultérieurement le parc national de la Vanoise s’y est accolé et a ainsi permis le retour du bouquetin en France. Les animaux ne connaissent pas les frontières créées par les hommes !

Vous apparaissez plutôt optimiste… Sentez-vous une prise de conscience face à la crise écologique ?

Nous avons beaucoup de lueurs d’espoir. L’année dernière nous avons par exemple été sollicités par l’association des jeunes dirigeants d’entreprise sur la question du réensauvagement et nous avons trouvé un réel enthousiasme chez ces dirigeants, avec des questions très concrètes. Ils sont manifestement nombreux dans cette nouvelle génération de décideurs à vouloir changer les choses.

GC – Notre optimisme est basé sur des faits. Je suis naturaliste et j’ai vu dans les années 70 ma région Rhône-Alpes vide ! Il fallait voyager pour voir le sauvage. Or aujourd’hui beaucoup d’espèces emblématiques sont revenues – Pygargue, vautour, spatule blanche, aigle royal pour n’en citer que quelques-unes. Je détaille cela dans le livre « Ré-ensauvageons la France ».

En revanche il subsiste deux domaines où ça ne va pas du tout : l’agriculture avec l’émergence du modèle industriel dans les années 70 et presque encore pire, le monde marin avec des fonds qui ont été pillés de manière éhontée par les chaluts. Quand on pense que les populations de flétan, pour ne citer qu’une espèce commune de poisson, ont diminué de 99,7% ! On avait une richesse inouïe qu’on a littéralement anéantie.

Par ailleurs, les éléments minéraux en provenance de l’érosion des continents s’accumulent dans les océans et une des rares possibilités de retour est liée à la présence des poissons migrateurs comme les saumons et les aloses qui, après plusieurs années de vie marine, retournent se reproduire dans les fleuves et rivières. Il faut rétablir ces cycles et faire sauter les obstacles ! On a 100 000 barrages sur 500 000 km de cours d’eau… Il faut absolument arrêter cette course au béton et retirer les retenues qui n’apparaissent pas essentielles. La nature étant d’une résilience incroyable, les poissons reviennent souvent frayer rapidement dans ces territoires libérés.

Le chantier semble vaste… par où commencer ?

GC – Le malheur de l’humain commence souvent dès l’enfance sur une plage. Alors qu’on devrait apprendre aux enfants à s’émerveiller devant le spectacle de la mer, on leur donne un seau et une pelle et ainsi ils apprennent à creuser. Plus grands et armés d’une pelle mécanique certains partent à l’assaut des paysages et les mutilent. Pour commencer donc, (ré)apprenons-leur plutôt l’état contemplatif !

Photo principale : Carmine De Fazio.

Revoir l’interview de Béatrice Kremer-Cochet pour 28 Minutes – ARTE

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