Laissez pousser l’herbe, bordel !

dimanche 17 mai 2020

Eric Lenoir est à l’origine du jardin Punk, un concept que l’on pourrait définir comme un jardin libéré de l’emprise humaine.

Lorsqu’on lui demande de nous en dire plus, ce vrai rebelle des jardins, lui-même ancien punk, lance bravache « c’est simple, vous lâchez la tondeuse et vous ne faites rien. Vous observez.»

Derrière son air désinvolte Eric Lenoir est en réalité un paysagiste visionnaire et engagé, conscient que la nature n’est jamais aussi belle qu’à l’état sauvage. Il s’oppose à la maîtrise de l’homme sur la nature, « une philosophie qui trouve son paroxysme dans le jardin à la française » constate-t-il.

Diplômé de l’École Du Breuil – la prestigieuse école d’horticulture de la ville de Paris – auteur de plusieurs ouvrages, notamment le Petit traité du jardin punk (Éd. Terre Vivante), il présente cette année le jardin Résilience et Anthropismes au festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire.

Rencontre avec un fou de nature.

On perçoit une colère à l’origine de votre inspiration…

Sans doute parce que j’ai grandi dans une cité HLM de Rosny sous-bois dans le 93, là où on a voulu faire en sorte que les gens se sentent bien et où ils se sentent si mal, finalement.

Du bâti aux « espaces verts », les concepteurs de ces cités ont créé quelque chose de conceptuel qui n’a jamais réellement répondu aux besoins de la population. Ils ont raisonné en termes de normes, d’aménagement du territoire, avec une conception des besoins propre à une génération née avant-guerre… Cela se traduit jusque dans cette nature aménagée sous forme de jardins, qu’on a d’ailleurs souvent laissé dépérir par manque de moyens ou d’intérêt.

Quand j’étais petit on ne se disait jamais « tiens, je vais aller au jardin ». Ma vocation est sans doute en partie née de cette frustration.

Aujourd’hui, c’est pour la biodiversité que je pousse un cri (d’où notre titre. ndlr).

Vous vivez à la campagne à présent ?

Oui au nord de la Bourgogne, face aux plaines agricoles où j’ai sauvé une parcelle promise à cette agriculture productiviste qui me sort par les yeux. Pour entretenir cet espace de près d’un hectare et demi il m’a fallu être inventif pour économiser du temps et du coût d’entretien. C’est là qu’est née l’idée du jardin punk, un jardin rebelle en quelque sorte. J’ai surtout voulu prouver qu’avec peu de moyens, peu de temps et pas forcément beaucoup de compétences, on pouvait faire bien mieux.

Comment, concrètement ?

On pose déjà la tondeuse. Cette histoire de tondeuse c’est complètement atavique vous avez remarqué ? Dès qu’on achète la maison, avant même de réfléchir on plante son rosier acheté en supermarché, on taille la haie de thuya et on tond l’herbe. Alors que ça n’a absolument aucun sens.

Lorsque je dis cela on me répond souvent que ça fait sale, si on ne tond pas. Mais c’est n’importe quoi ! Ça revient à dire qu’un espace naturel fait sale ! Ces arguments n’ont aucun sens. C’est culturel, c’est du conditionnement. On a surtout des tondeuses à vendre.

Mais que dites-vous aux amateurs de foot sur gazon ?

Vous occupez tout l’espace du jardin pour jouer ? Souvent quand on a tondu le tiers de la surface c’est largement suffisant. Un môme n’a que faire de 2000 m2 de gazon. Tondez plutôt des allées au milieu des hautes herbes là où vous devez circuler, les gamins vont s’y amuser et vous leur offrirez une première immersion dans la nature.

Quel est l’intérêt de laisser pousser l’herbe ?

En termes écologique ça n’a tout simplement rien à voir. L’herbe haute garde l’humidité de la rosée du matin, le sol reste frais, différentes espèces végétales vont apparaître et l’enrichir, alors qu’en été les pelouses crament en quelques jours à moins de les arroser abondamment.

Quant à la faune, dans les herbes hautes elle foisonne, c’est une véritable jungle en miniature ! Chez moi il y a même des mantes religieuses… Sur une pelouse rasée en revanche, ça n’est pas du tout la même histoire. On est plutôt dans un désert de biodiversité. Sur ce point le gazon, c’est vraiment de la m****.

« Le gazon, c’est une monoculture ! »

Finalement une prairie sauvage – faite d’herbes hautes – va capter le carbone, réguler la température, stocker l’humidité et offrir le gîte et le couvert à d’innombrables espèces d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères. Ses bénéfices écologiques sont immenses. Même sur des petites surfaces.

Surtout quelle beauté cette variété d’espèces, ces hautes herbes qui accrochent la lumière…

Il faut quand même bien tondre de temps à autres, non ?

Le moins souvent possible. Chez moi je ne tonds pas, sauf pour créer des allées ou des espaces fonctionnels. Je fauche à la main, généralement vers la fin de l’hiver et seulement à certains endroits choisis. La végétation haute abrite la faune auxiliaire en hiver, et quand ça gèle c’est magnifique.

Ne pas hésiter à diversifier les périodes de fauchage, cela permet aux différentes espèces de plantes de se ressemer d’une saison à l’autre. Mais surtout éviter de couper juste avant l’été pour ne pas déranger la nidification. Comme pour les haies, si on peut laisser les oiseaux tranquilles de mars à fin septembre, c’est très bien.

Il n’y a pas de règle stricte si ce n’est une intervention minimale. Chez moi je constate avec le temps que moins j’interviens, mieux mon jardin se porte. Il y a bien quelques chardons qui poussent ici et là… mais ça ne me dérange pas du tout bien au contraire : ils attirent les magnifiques chardonnerets. Et s’il y en a vraiment trop, que ça pique trop ou qu’ils risquent de créer des histoires avec les voisins paysans, je sors la faux après leur floraison pour en éliminer une partie, comme ça tout le monde est content. Ainsi, les butineurs (et leurs prédateurs) auront profité des fleurs.

Comment s’organise votre (grand) jardin ?

J’ai créé mon design. J’ai choisi une partie des arbres que j’avais envie de mettre – beaucoup sont issus de récup – les groupes de végétaux qui m’intéressaient avec un minimum de gestion, car je me suis aperçu que je fais toujours moins bien que la nature. J’ai par exemple planté une haie d’osiers, c’est superbe en hiver. Le bois passe du jaune à l’orange et vire au rouge. Les abeilles y vont dès le début du printemps… tout a du sens, de l’intérêt.

« J’invite les gens à penser leur jardin plutôt qu’à le décorer. »

Au début j’ai notamment planté une centaine d’arbres récupérés chez un collègue pépiniériste qui devait les abattre faute de débouché commercial pour eux. Malgré des conditions infâmes la première année – le gel, les inondations et une sécheresse terrible – la plupart ont survécu et se portent à merveille aujourd’hui.

Comment gérer l’arrosage ?

Je n’arrose jamais mon jardin. Le nombre d’arrosoirs utilisés pour mes 150 premiers arbres se comptent sur les doigts d’une main, uniquement pour les plus fragiles auxquels je tenais particulièrement, et seulement la première année.

Généralement je n’interviens pas, partant du principe que si la plante n’arrive pas à vivre dans le terrain c’est qu’elle n’est pas au bon endroit. Les plantes s’aident mutuellement. Les plus grandes offrent de l’ombre aux plus fragiles, certaines stockent l’eau de surface et régulent la température au sol, des échanges de nutriments se font par les racines qui elles-mêmes aèrent le sol et l’enrichissent, c’est un processus extrêmement complexe.

Dans un sol qui n’est pas travaillé, une véritable collaboration se fait entre les végétaux et le sol grouille de vie, ce qui explique pourquoi mon jardin n’a pas besoin d’interventions.

Et je précise que dans ma pépinière la production est tout à fait qualitative. Cultivées dans des conditions d’adversité réelles, avec des soins et des arrosages minimaux, sans aucune forme de traitement même bio, mes plantes se portent finalement très bien.

Vous n’intervenez pas plus sur les nuisibles et les mauvaises herbes ?

Certaines plantes qu’on perçoit comme néfastes comme le chardon ou les Rumex apportent des bienfaits précieux pour d’autres plantes. Par exemple la ronce prépare un terrain avant que des essences nobles s’y installent. Elle apporte un formidable engrais vert dans le sol et produit beaucoup de biomasse. L’idéal pour des grands arbres qui vont ensuite pouvoir y croître. Je la surveille pour qu’elle n’envahisse pas tout et la tolère là où je peux.  

Quant aux nuisibles, en dehors des chats qui sont un véritable cauchemar pour la biodiversité, je ne vois que des alliés. Donc là aussi, aucune action de ma part, sinon faire en sorte de faciliter le travail des régulateurs naturels.

Je ramasse bien quelques limaces ou escargots que je lance au loin à l’occasion, mais c’est tout. Ça nourrit les grives et les autres amateurs dont j’ai besoin pour réguler le nombre de gastéropodes. Par ailleurs les limaces, pour ne citer qu’elles,  ont un rôle clé dans l’écosystème. Elles disséminent les champignons, or on sait que la vie des sols passe beaucoup par les champignons. Elles mangent aussi les détritus et contribuent à la création d’humus autant que les lombrics. Autre atout dans leur manche, parmi d’autres : elles mangent l’un des champignons qui attaque le rosier, sans le diffuser. Ça vaut bien le sacrifice de quelques pousses vous ne trouvez pas ?

On dit que les Punks ne respectent rien… Vous respectez la nature !

Être punk, c’est avant tout ne rien respecter qui n’ait pas de sens. Et justement, le jardin rejette tout ce qui n’a pas de sens. On est donc fait pour s’entendre.  

Crédits photos : Eric Lenoir.

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27 Commentaires

  1. Vallée

    “menthes religieuses” hihi, c’est mignon.
    Très bel article, très inspirant.

    Réponse
    • Ghislain Journé

      Oups, c’est rectifié. Merci !

      Réponse
  2. Gabrielle

    Ça me va bien mais je suis envahie d’orties et donc plus rien d’autre ne pousse. Comment y remédier?

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  3. Catherine

    Voilà, les débroussailleuses sont déconfinées 😩
    On me dit que c’est la vie mais non ! C’est la mort ! La vie, ça n’est pas le vrombissement furieux de ces engins de mort ! La vie, c’est le glouglou de la rivière, le chant des oiseaux et des grillons, le doux vrombissement des mouches, des abeilles et des bourdons, le froufrou d’un papillon… Que je regrette le confinement ! Comme j’ai envie d’aller vivre au fond des bois, loin de cette folie mortifère 😭

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  4. patte_d_anguille

    Non, pitié, ne laissez pas pousser l’herbe dans les zones habitées… pensez aussi aux allergiques qui morflent chaque année entre avril et septembre, et ce malgré un traitement pris tous les jours… 🙁
    Une année, mon voisin a laissé son terrain en jachère, je ne pouvais pas ouvrir les fenêtres malgré la chaleur, c’était horrible, et parfois la seule chose qui me soulageait était de porter un masque médical, dans ma propre maison… S’il est interdit de laisser son jardin en friche il y a des raisons !

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  5. Franz Tram

    Superbe. Je partage à 100% et pratique de même. Je rajoute juste une petite chose : mettez un bout de polystyrène sur vos récupérateur d’eau, ça sauve la vie de centaines d’insectes et lézards. On peut tous faire un petit quelque chose pour la Nature.

    Réponse
  6. Oim

    Patte_d_anguille, peut-être devriez-vous chercher les causes de votre allergie, qui ne peuvent pas être laNature en elle-même ! Il n’est pas sérieux d’envisager de supprimer la Nature pour éviter le désagrément des allergiques…

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  7. Laurence Busca

    Les chats nous font effet miroir: c’est l’impact de l’homme sur la biodiversité le problème. Le jour où les hommes se comporteront de manière correcte envers la Nature, le chat sera tranquille.
    Merci aux chats de nous alerter sur nos comportements dysfonctionnels, personnels et collectifs.
    Laurence

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  8. Alice

    merci pour cette salutaire interview. Puissiez-vous être entendu par tous les excités du rotofil et de la tronçonneuse. Il paraît qu’en ville pendant le confinement, on a entendu les oiseaux. Moi qui, à la campagne, ai l’habitude de bien les entendre, je n’ai entendu que le son des tondeuses, tronçonneuses et des débroussailleuses pendant deux mois… Un cauchemar !! Heureusement que tous ces fous du moteur sont repartis au boulot et n’ont plus le temps d’entretenir leur cher jardin…
    @ patte d’anguille : c’est triste et je compatis, je suis moi-même une grande allergique (au bouleau, et au boulot). Mais je n’ai encore jamais demandé à personne de raser une forêt pour autant… c’est la société industrielle qui nous a rendu tous allergiques, pas la nature…
    @ catherine : étonnant, j’irai me confiner chez vous la prochaine fois…

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  9. patte_d_anguille

    @Oim et Alice :
    Évidemment que ce n’est pas la nature la cause première, pas plus que les chats et les chiens auxquels je suis aussi allergique d’ailleurs, mais trouver l’origine d’un problème de santé chronique n’est pas facile, et y remédier encore moins.
    Est-ce parce que je n’ai pas été allaitée et que mon microbiote est loin d’être optimal ?
    Est-ce parce que, comme beaucoup, j’ai ingurgité trop de pesticides ?
    Est-ce parce que mon dentiste de l’époque m’a « soignée » pendant des dizaines d’années avec des amalgames qui contiennent des métaux lourds ?
    Quoi qu’il en soit, à part éviter de reproduire les mêmes erreurs sur mes enfants, pour moi c’est un peu cuit, je dois vivre avec.
    Alors, quoi ? Marche ou crève ?
    Si je suis allergique au bouleau je n’irai pas me balader en forêt à la saison critique. Étant allergique aux chiens et aux chats et même si c’est un crève-coeur car j’ai eu des chats pendant la moitié de ma vie, eh bien je n’en ai plus. Comme je suis très allergique aux graminées j’évite les longues balades au bord des champs entre avril et septembre… mais si mes voisins ont la bonne idée de ne pas tondre leur pelouse je vais souffrir, vraiment, en étant juste chez moi !
    Et je ne suis pas un cas isolé, le « rhume des foins » est très répandu et peut vraiment vous pourrir la vie car la période critique pour les graminées dure la moitié de l’année contrairement aux autres pollens. Alors, si vous avez des voisins, un petit geste sympa pour les allergiques : tondez la pelouse…

    Réponse
  10. Francis

    Nous avons confiné une partie du jardin notre “harmas” comme on dit en Provence, des le 15 mars… portillon condamné, pendant deux mois. Je venais écouter les oiseaux certains soir a la porte… Que c’était beau à la réouverture, plutot moins envahi d’herbes adventices que lorsque j’ y intervenais…

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  11. Terre de brume

    Je ne pense pas que ce soit bien de donner la leçon aux autres lorsque l’on possède 15000 mètres carrés de jardin. Tant mieux pour lui, je ne suis pas jaloux. Mais moi, j’ai moins de 200 mêtres et j’aime travailler ma terre, soigner mes plantes, les arroser si elles en ont besoin. l’interaction entre les mains de l’homme et la terre est une notion très importante de l’équilibre de la nature/

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  12. Cordary Cécile

    Merci, c’est tellement juste!!

    Réponse
  13. Hugo L

    Bonjour
    Les rongeurs, il me semble, font la peau à mes cerisiers et ceux de mon voisin. Je suis passé à l’eau parfumée aux oignons et j’ai fait un abris sous un tas de pierre pour les prédateurs. Autre idée ?

    Réponse
  14. Belmonte Patrice

    @patte_d_anguille :
    Bonjour, j’avais comme vous beaucoup d’allergie mais depuis que j’ai supprimé de mon alimentation les céréales ainsi que les laitages et bien ça va beaucoup mieux!depuis 5 ans maintenant. Je ne vous dis pas d’arrêter les laitages et les céréales mais de faire comme moi et essayer de supprimer des aliments de votre quotidien pour voir l’effet sur votre vie. En général ce sont les aliments dont nous sommes le plus accros qui sont les plus néfastes pour notre organisme! Bonne journée 🙂

    Réponse
  15. Eric de Mons

    Nous habitons un appartement HLM à Mons en Baroeul et dernière chez nous, un immense parc, composé de magnifiques arbres. Il était magnifique, et ce, malgré et grâce auconfinement, avec une herbe haute, avec des oiseaux qui se prélassaient dans l’herbe foisonnante. Cela ferait plus de 40 ans que je n’ai jamais vu un aussi beau parc où la nature avait repris ces droits !
    Voilà à peine le confinement terminé, juste avant le 11 mai, les motos tondeuses à gazon ont commencé à démolir toute cette nature et cette biodiversité. J’ai martelé de messages sur le facebook de la mairie pour arrêter ce massacre et rien n’y fait, alors que nous sommes en pleine période de sécheresse. Cette pelouse qui était si verte est devenue jaune et avec la canicule à venir, il ne restera rien que des brindilles brulées par la chaleur. En effet, un non-fauchage permettrait de retenir une partie de l’humidité, donc retarder la sècheresse. Une autre politique verte doit être instaurée au niveau des municipalités qui ne respectent pas la nature et la biodiversité. Bref, laissons un peu faire la nature !

    Réponse
  16. Polaert Georges

    Comme Belmonte Patrice je suis allergique essentiellement aux graminées (mais pas que..) et beaucoup de mes soucis se sont franchement améliorés en supprimant les produits à base de lait de vache, en faisant la chasse aux aliments acidifiants et en réduisant (sans supprimer) les aliments riches en gluten. Un peu de méditation également. Je suis toujours dans le même environnement sur 5000 m2. Je n’utilise plus de pesticides ou engrais depuis 3 ans, je compte réduire la surface tondue en semant des fleurs des champs sur le fond du jardin mais je garde une surface tondue sur le premier plan pour son côté “apaisant” et parce que je trouve que le contraste avec un arrière-plan plus sauvage valorise ce dernier.

    Réponse
  17. Christian

    Bonjour,

    Je suis aussi adepte de la non tonte, ou pour être plus juste de la non tonte systématique, et c’est un vrai bonheur de voir cette pelouse s’enrichir d’année en année de nouvelles espèces de plantes venues spontanément dans le jardin.
    Et je vous parle pas des insectes qui grouillent.

    J’appelais cela un jardin sauvage, finalement jardin punk c’est pas mal non plus. Cela fait plus rebelle et cela me convient.

    Réponse
  18. CHARBONNIER

    Je ne suis donc pas le seul. Libérons nos jardins des tondeuses et autres instruments de torture

    Réponse
  19. Madeleine Cools

    Entièrement d’accord avec cet article… Excepté l’avis sur les chats un peu sans nuance…. J’ai toujours eu un ou 2 chats. S’il est vrai que lorsqu’ils sont jeunes, ils chassent… Ils se calment nettement à maturité lorsqu’ils sont bien nourris… Je soupçonne même ma chatte de fraterniser avec la petite souris culottée qui vient se servir sur le plan de travail… à 40cm de moi qui y découpe les légumes ! 😁 Notre jardin de 6 ares à Bruxelles, fait partie des “Réseaux Nature” et est conçu pour favoriser la diversité… Le lierre couvre une bonne partie des murs et du sol (nous avons des arbres donnant de l’ombre)… permettant ainsi aux jeunes oiseaux d’être invisibles des felins. Notre jardin est plein d’oiseaux, de grenouilles et autres bestioles…

    Réponse
  20. Danielle Dejardin

    Juste un truc… on fait quoi pour ne pas être envahi de ronces? Elles viennent bien chez moi et je me sens en état de légitime défense :/

    Réponse
  21. Masson

    Génial le jardin punk!
    Moi je n ai pas coupé l herbe!
    Les voisins me regardent d un mauvais oeil!
    La je suis rassurée, je suis dans le vrai!
    Qu’ ils aillent se faire voir!
    J ai une terre plutôt pour genre pelouse calcaire ,il y a une sur le petit mont (400m)en pelouse calcaire au dessus de chez moi
    Je vais faire des passages ,ça effectivement c est judicieux!
    Merci et vive l espace Punk

    Réponse
  22. oim

    @patte_d_anguille :
    Je comprends que ce ne soit pas simple à vivre pour vous, mais je n’ai pas ni ne veux de tondeuse, comme l’auteur je fauche au besoin, le reste est sauvage. Je n’imagine pas stériliser la nature pour éviter à un éventuel voisin allergique des désagréments dont elle n’est pas responsable. Comme l’ont dit Patrice et Georges, en cherchant les causes plutôt qu’en supprimant les effets, vous pourriez vous libérer du problème, au lieu de devoir détruire le monde qui vous entoure pour vous protéger.
    Bon courage à vous. Je vous souhaite de trouver le déclencheur de vous soucis pour pouvoir profiter comme chacun de la beauté de la nature.

    Réponse
  23. Leduc

    Bonjour, je suis ravie de découvrir votre article. C’est un vrai bonheur, merci. J’ai un jardin (600m2) où je laisse tout pousser (ou presque). Et c’est un festival de couleurs, d’odeurs ,de chants d’oiseaux, et plus. Un vrai régal…et pour cause, de nombreuses variétés végétales comestibles s’installent.
    La tondeuse, récupérée, sort peu contrairement aux voisins et sert aux petits chemins, et un peu plus au fil des semaines avant une future éventuelle sécheresse d’été. Je suis dans le sud-est chaud et sec l’été. Idem pour la partie potager où fleurs, plantes aromatiques et le reste se marient fort bien.
    Merci à vous, Manelle.

    Réponse
  24. Sunnymoon

    @patte_d_anguille
    J’ai eu pendant longtemps des problèmes d’allergies ( acariens, chiens, chats, graminées, etc) depuis que j’ai arrêté le gluten et les produits laitiers (à base de lait de vache) j’ai vu disparaître mes allergies.

    Réponse
  25. Léa Rutali

    Bonjour !
    Merci pour cet article très intéressant et qui fait réfléchir !
    Comment gérer les hautes herbes envahissantes près d’un petit ruisseau ?
    Est-ce que certaines plantes pourraient limiter cette propagation ? Nous passons beaucoup de temps à faucher/débroussailler les bords du ruisseau mais nous aimerions y toucher le moins possible sans que cela nuise à l’écosystème du ruisseau …
    Merci !!

    Réponse
  26. SophieC

    Bonjour ! Ahahah toute personne qui vient pour la première fois chez nous, nous demande systématiquement si on vient d’acheter notre maison… J’ai fini par comprendre que c’est parce qu’on laisse nos 1000m2 naturels ! Je fauche ou tonds manuellement pour faire un petit espace de 50m2 et des allées. C’est tout.
    J’aime cette nature qui me surprend tous les ans, j’ai même vu une salamandre noire et jaune, une couleuvre des champs, un renard !
    Le seul hic ce sont les orties qui ont tendance à prendre le dessus par endroits. J’en arrache occasionnellement.
    Des fruitiers qui n’avaient pas donné depuis 10 ans donnent maintenant de beaux fruits car autour d’eux l’herbe est reine.
    Vive les jardins libres !

    Réponse

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