Les 10 startups à impact les plus inspirantes

mercredi 30 décembre 2020

Avant de présenter le palmarès 2020 – forcément subjectif – des 10 startups à impact les plus inspirantes, pourquoi un tel classement ? Parce que l’époque mouvementée dans laquelle nous vivons a cela de passionnant qu’elle agit comme un accélérateur des changements amorcés, bouleversant l’ordre établi du « Monde d’Avant ». Les startups de ce classement comptent parmi les plus emblématiques de la mutation vers ce qu’on appelle désormais le « Monde d’Après », et pourraient bien devenir les fleurons d’une nouvelle économie décarbonée.

Ces pépites sont la preuve que dans un monde à réinventer, les entrepreneurs jouent un rôle clé, faisant preuve d’une inventivité hors du commun pour imaginer des nouveaux concepts qui concilient la réussite économique et la recherche d’un impact positif sur la société et l’environnement.

Gandhi a dit « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». La preuve en 10 exemples.

1. 900.care – Passe-moi le savon

On s’ennuyait un peu en écumant le « Future 40 », le classement annuel des 40 startups les plus prometteuses de Station F. Et pour cause, 70% sont des startups SaaS – « Software as a service » (éditeur de logiciel). En gros, LE modèle économique prisé des investisseurs. On n’a rien contre les SaaS, mais franchement y’a pas de quoi animer une tablée. En revanche quand on est tombé sur 900.care.., WAOUH !

Cette nouvelle marque propose des produits de salle de bain à recharger. Dentifrice, déodorant, gel douche… Vous achetez les recharges d’ingrédients actifs, vous mettez la dose dans dans son flacon (à usage multiple celui-ci !) vous ajoutez de l’eau, vous agitez, c’est prêt. En clair : fini les emballages à usage unique, par ici les produits sains et naturels.

Cette startup est l’un des gros cartons de l’année 2020. Pour tester leur concept, ses fondateurs décident de lancer une campagne de prévente sur KissKissBankBank au printemps, espérant ainsi recueillir 1 000 précommandes. Ils en engrangeront finalement… plus de 100 000 ! Et les produits 900.care devraient bientôt débarquer dans les grandes surfaces.

On parie que bientôt plus personne n’achètera de dentifrice en tube ? Pour en savoir plus rendez-vous sur 900.care.

2. Les Alchimistes – Nos déchets, cette richesse

Cette startup propose un service de collecte et de recyclage des bio-déchets alimentaires qu’elle transforme en compost. Chez Les Alchimistes, rien ne se perd, tout se valorise !

A l’origine du concept, la volonté de ses 3 cofondateurs de développer un service de valorisation des déchets alimentaires, après avoir fait le constat que seuls 10% sont valorisés en France, le reste étant incinéré ou enfoui. L’entreprise, qui opère essentiellement en Île de France et dans plusieurs grandes villes françaises récolte les biodéchets de ses clients, les achemine sur l’un de ses sites micro-industriels qui va les presser, les broyer et les mélanger pour ensuite les envoyer dans un composteur électromécanique « low-tech ». Plusieurs semaines plus tard, la matière décomposée devient un précieux compost revendu aux entreprises, à des fermes urbaines, des maraîchers, voire des particuliers à travers les Biocoop parisiennes. Ils s’attaquent même aux couches ! C’est pas super cool ?!?

Pour en savoir plus rendez-vous sur Les Alchimistes.

3. La Fourche – le bio, pas QUE pour les bobos

Non, non et non, le BIO, c’est pas QUE pour les bobos ! Allez donc faire un tour sur le site de La Fourche, ils vous proposent une sélection de bons produits bio entre 25 et 50% moins chers que dans le commerce. Leur engagement : ne pas prendre de marge pour garantir 100% du prix aux producteurs/fabricants. En contrepartie le site fonctionne par un système d’abonnement mensuel ou annuel qui lui assure un revenu régulier. La boutique propose plus de 3 000 références avec un rayon vrac très prisé. Le concept a conquis de nombreux adeptes pendant le confinement et un peu plus de 2 ans après son lancement, La Fourche compte déjà plus de 26 000 adhérents. Bref. Plus d’excuse pour ne pas vous mettre au bio !

Pour en savoir plus rendez-vous sur La Fourche.

Boris Meton, Lucas Lefebvre et Nathan Labat, co-fondateurs de La Fourche.

4. Too Good To Go – Stop au gaspillage alimentaire

Ça vous consterne, tous ces invendus alimentaires qui partent à la benne ? Elle aussi !

Lucie Basch – la fondatrice de TGTG – est partie du constat que 10 millions de tonnes d’aliments consommables partent chaque année à la poubelle et qu’à l’échelle de la planète, on jette 1/3 de ce qu’on produit. Pour s’attaquer à ce problème fondamental, la jeune ingénieure quitte son premier job chez Nestlé réalisant qu’elle n’arrivera pas à changer les choses de l’intérieur. En 2016 elle décide de lancer une plateforme qui connecte commerçants et consommateurs pour l’achat d’invendus à petits prix, en espérant lancer un mouvement de masse. S’il a fallu faire du porte à porte auprès des premiers commerçants partenaires, le concept s’est rapidement développé de façon virale, porté par un gros buzz médiatique. À ce jour, Too Good To Go compte 12 millions d’utilisateurs en Europe. Pas non plus une raison pour blinder le frigo, hein !

Pour en savoir plus rendez-vous sur TGTG.

Image : toogoodtogo.fr

5. Ÿnsect – Vous prendrez bien quelques vers (de farine) ?

Cette « foodtech » s’est spécialisée dans l’élevage et la transformation à grande échelle de vers de farine pour fournir des protéines à très faible bilan carbone destinées à l’alimentation animale et de l’engrais organique pour fertiliser les plantes. Lancée en 2011, la société qui emploie 130 personnes a déjà levé 425 millions de dollars, dont 372 millions en 2019 auprès d’investisseurs américains pour financer le développement de sa première usine dans les Hauts-de-France. Son ambition : devenir le leader mondial de la production de protéines d’insectes. On vous le dit : les insectes sont nos amis !

Pour en savoir plus rendez-vous sur Ÿnsect.

6. Glowee – Et la lumière fut

C’est dans les abysses que Sandra Rey, la fondatrice de Glowee, a eu sa révélation.

Lorsque l’étudiante en école de design découvre un peu par hasard que les créatures marines qui vivent dans l’obscurité n’ont pas besoin d’électricité pour produire de la lumière, elle en déduit que la bioluminescence pourrait être une solution aux problèmes que pose l’éclairage, parmi lesquels la pollution lumineuse, l’utilisation de terres rares dans la fabrication des LED et une consommation énergétique importante – l’éclairage public et des bâtiments utilise 15 % de l’électricité mondiale et est à l’origine de 5 % des gaz à effet de serre.

En 2013, à seulement 23 ans, la jeune entrepreneure lance Glowee et s’entoure de chercheurs pour mettre au point et breveter sa technologie de lampes bioluminescentes par l’action de bactéries. La startup se concentre dans un premier temps sur l’éclairage urbain, avec l’ambition à terme de remplacer son principal concurrent : la LED. L’entreprise est encore en phase de recherche et développement, avec un premier projet pilote signé avec la ville de Rambouillet. Jules Vernes aurait kiffé, c’est sûr !

Pour en savoir plus rendez-vous sur Glowee.

7. BlaBlaCar – Covoyage et possibilité de (belles) rencontres 

Ok, l’enseigne de covoiturage lancée par Frédéric Mazzella en 2008 n’a plus grand-chose d’une startup. Mais comment ne pas citer cette licorne française (entreprise dépassant 1 milliard d’euros de valorisation), tant la réussite de BlaBlaCar apparaît exceptionnelle. Doublant son nombre d’utilisateurs chaque année, affichant une croissance digne des géants de la « Valley », BlaBlaCar a créé un monopole sur le covoiturage avec 95 % de parts de marché, comptabilisant plus de 90 millions de membres à travers 22 pays. Malgré le contexte sanitaire l’entreprise a noté une forte reprise des covoiturages dès la fin du confinement. Une dynamique qui résulte d’un constat sans équivoque : la préférence pour le covoiturage est une tendance mondiale, surtout au niveau des passagers. Cerise sur le gâteau : en covoiturant on économise l’essence, mais on peut aussi se faire des amis, voire plus si affinités ! L’entreprise ne révèle aucune statistique mais il se murmure que sur BlaBlaCar, on peut aussi vivre de belles histoires.

Pour en savoir plus rendez-vous sur BlaBlaCar.

8. Planète OUI – Pour une énergie vraiment verte

Pionnier de la fourniture d’énergie 100% renouvelable depuis 2007, Planète OUI est un fournisseur français d’électricité verte et de biogaz. En 2019, 100 % de l’électricité fournie par Planète Oui provient directement de producteurs d’énergie renouvelable, notamment hydraulique, éolienne et photovoltaïque. Ce fournisseur d’électricité est également producteur d’électricité solaire photovoltaïque et investit dans le raccordement de nouvelles capacités en France. Sa capacité de production a doublé en deux ans et va continuer d’augmenter. À nous d’encourager cette évolution en commençant par bien choisir l’énergie de nos foyers. Car pour lutter contre le réchauffement climatique, le monde de l’énergie doit absolument se transformer rapidement. En 2019, Planète OUI est classé 1er fournisseur d’électricité verte par Greenpeace. Bref. Avec eux, le courant passe.

Pour en savoir plus rendez-vous sur Planète OUI.

9. Yuka – Pour ne plus manger (n’importe quoi) les yeux fermés

Forte de 5,5 millions d’utilisateurs mensuels et 12 millions de téléchargements en France, Yuka règne dans les rayons des supermarchés où ses utilisateurs scannent les codes-barres pour connaître le fameux Nutri-Score – une note sur 100 accompagnée d’une appréciation et d’un code couleur – que l’appli décerne aux produits après analyse de leur composition. Conçue au départ comme une aide à la consommation plutôt bienvenue dans une offre alimentaire dominée par les produits industriels sur-transformés, la note délivrée a pris une telle importance qu’une étude récente révèle que les utilisateurs de l’appli sont neuf sur dix à renoncer à leur achat si le produit est mal noté. Si on peut se féliciter que l’appli ait joué un rôle déterminant dans la sensibilisation des consommateurs sur la qualité de certains produits transformés – on pense notamment à l’utilisation des nitrites dans la charcuterie industrielle – on incitera ses adeptes à faire preuve de discernement et de nuance dans leurs choix. En effet si on prenait au pied de la lettre les recommandations de Yuka, ce serait sans doute la fin des raclettes. Autant dire la fin d’un monde pour beaucoup d’entre nous… Un scénario digne de la série Black Mirror !

Pour en savoir plus rendez-vous sur Yuka.

Benoît, François et Julie, cofondateurs de Yuka.

10. Climeworks – Emprisonner le CO2

Climeworks est une entreprise suisse qui a mis au point une technologie permettant de piéger le CO2 dans l’air ambiant pour l’enfouir dans le sous-sol. Dans sa première installation basée en Islande, l’entreprise ambitionne de filtrer chaque année 4000 tonnes de dioxyde de carbone. Son ambition : rallier à terme un milliard de clients autour de sa solution qui ne requiert ni matériaux rares ni polluants. “Nous sommes prêts, notre technologie a fait ses preuves et elle est multipliable. Les collecteurs peuvent être produits en masse sur des grandes chaînes de montage automatisées” plaide son cofondateur Christoph Gebal. Avec une levée de fonds de plus de 100 millions de francs suisses bouclée en 2020, la startup prouve que sa solution pour réduire l’empreinte carbonique humaine est prise au sérieux.

Machines de capture du CO2. Image : Climeworks.

Bien que le concept soit ingénieux, rappelons toutefois que parmi les solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, la plus efficace reste – de loin – la réduction de nos émissions. Car avec des émissions annuelles de 43,1 milliards de tonnes de dioxyde de carbone à l’échelle de la planète, il faudrait un nombre incalculable d’usines Climeworks pour atteindre une réduction tangible des émissions.

Une startup a justement pensé à ce problème, alors on ne résiste pas à l’envie de vous en parler quitte à déborder un peu…

(Bonus) Carbo – L’appli qui vous aide à calculer (et réduire) votre empreinte carbone

Lancée en 2019 par 3 étudiants de Centrale Nantes, Carbo mise sur l’engagement de chacun pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Via son algorithme, l’appli oriente ses utilisateurs vers les meilleurs choix pour réduire leur empreinte carbone, proposant même un forfait pour compenser son empreinte en finançant des projets écologiques. Une bonne résolution pour 2021 : on se dé-car-bone !

Pour en savoir plus rendez-vous sur Climeworks et Carbo.

Image principale : 900.care.

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